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  • Cavalières

    Après les chevaux de la Reine, retour chez nous , deux amazones bien emmitouflées , au pas , tranquilles comme leur monture, croisées par un paisible après midi, glacial mais ensoleillé, en pleine nature :

    cavalières en hiver0846 copie.jpg

    « On a tendance, de nos jours, à oublier que l'équitation est un art. Or, l'art n'existe pas sans amour. Mais celui qui n'a pas la discipline nécessaire et qui ne possède pas la technique ne peut prétendre à l'art. L'art, c'est la sublimation de la technique par l'amour. L'amour, afin qu'après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre cœur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au-dessus des misères d'une vie humaine. »            

    Nuno Oliveira (1925-1989)

    Nuno Oliveira a été un des plus grands cavaliers et pédagogues de l'art équestre de la seconde moitié du 20ème siècle , une référence évidente à l'instar du vicomte d'Aure (1799-1863) de Beudant (1863-1949), du général Decarpentry (1870-1956)  ou du grand François Baucher .

    S'inspirant principalement de la Guérinière (1688-1751) , considéré comme le fondateur de l'Ecole classique d'équitation Française, de Steinbrecht (1808-1885) et de Baucher (1796-1873), trois maîtres dont il s'efforce de synthétiser les préceptes , il a enseigné à des centaines d'élèves dans le monde et surtout a laissé de nombreux écrits rassemblant , dans une langue claire et compréhensible , ses "leçons" d'équitation; tout est résumé dans les deux grands principes qu'il a constamment soutenus et qui sont, finalement, le socle de l'art équestre : la légèreté et l'amour du cheval.

     

    oliveira.jpg

    Loin de l'image caricaturale de l'écuyer, sentant bon l'écurie et droit dans ses bottes , Nuno Oliveira avait une plume limpide et, ce qui ne gâte rien, aimait travailler ses chevaux sur la musique de Verdi.

    J'approuve , évidemment .

    « Il y a deux choses en équitation : la technique et l'âme. »

    « L'art équestre commence par la perfection des choses simples. »

    et cela aussi qui résume pratiquement tout son art quand il disait rechercher " des chevaux de feu que l'on conduise avec un fil de soie "

    Tout porte à croire que ces deux cavalières , même si elles n'ont rien lu de lui, ont fait leur cette maxime de François Baucher que tous les grands dresseurs illustrent à chaque fois qu'ils travaillent avec leur cheval :

    « Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup. »

    Que d'images , finalement,  ces deux amazones ont fait défiler ....

  • Vive la Reine

    L'anniversaire célébrant le soixantième année de règne d'Elisabeth II me donne l'occasion de ressortir de mes cartons ces deux clichés pris lors d'un séjour à Londres; c'était au temps où la photo s'imprimait encore sur une pellicule .!

    1996 - cheval de Horse guards.jpg

    et voici le cavalier , figé comme une statue ; même le cheval sait rester relativement immobile . Admirables , n'est ce pas ?

     

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    Je n'ai pas retenu le nom du régiment qui assure la garde  si quelqu'un le connait, merci d'avance .


  • Gel et glace

    Le froid persistant donne  à nos rivières des airs de Sibérie ; la Saône qu'on avait pas vue prise par les glaces depuis 1956 était très complètement obstruée sur une grande partie de son parcours dans les alentours de Lyon:

    la glace sur la saône - 0013.jpg

    la glace sur la saône - 0023.jpg

    seuls les gros tankers pouvaient y créer un chenal

    la glace sur la saône - 0009.jpg

    au nom prédestiné pour celui ci :

    la glace sur la saône - 0945.jpg

    Heureusement , il restait ça et là des plages d'eau libre pour les palmipèdes:

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    qui savent, à leur manière, se protéger du vent glacial  :

    IMG_0007.jpg

    bon, j'arrête, je suis frigorifié !


  • Charité

    "C'est l'höpital qui se moque de la charité ", chacun connait l'expression mais pas forcément son origine .

    A Lyon , l'Hôtel Dieu , qui succède dans l'histoire de la cité au premier établissement fondé plus au nord de laville en 549 par le roi Childebert et la reine Ultrogothe ( un prénom qui pourrait revenir à la mode ) borde le Rhône et date, dans sa forme actuelle, du milieu du 18ème siècle (1741-1761) sur les plans de Soufflot.

    Hôtel Dieu le soir - PO 101995 copie.jpg

    A quelques centaines de mètres de là , vers la place Bellecour se dressait, jusqu'à sa démolition en 1937, l'hôpital de la Charité construit en 1622 qui fonctionnait  plutôt comme un hospice . Il s'agissait du deuxième plus grand hôpital de Lyon...ceci explique sans doute cela et peut être à l'origine de cette fameuse expression passée dans le langage courant.

    Quand on entend les programmes respectifs de certains candidats à la présidentielle, voilà une expression souvent fort utile .

    De cet hôpital de la Charité, il ne reste aujpurd'hui que le clocher, érigé en 1667 ...et la rue "de la Charité " qui prend naissance là, et où se dresse, au n° 3 ...l'Administration fiscale .

    Lyon - Hôtel dieu  place  A.Poncet.jpg

     

    Rabelais a exercé de 1532 à 1535 à Lyon dans l'hôpital qui a précédé l'Hôtel Dieu avec l'intermède de son séjour à Rome .C'est à Lyon qu'il publia en 1532 son " Pantagruel" sous le nom d'Alcofibras Nasier  et "Gargantua" en 1534.

    La soif de Gargantua , forcément , ne pouvait qu'être alimentée par la troisième rivière qui traverse Lyon , chacun sait que c'est le Beaujolais.

    On ne s'étonnera pas après ça que , sous un tel parrainage , la capitale des Gaules soit la capitale (mondiale ) de la gastronomie .

    Ronsard commit pour lui cette épitaphe :

    « Jamais le soleil ne l'a vu,
    Tant fût ­il matin, qu'il n'eût bu,
    Et jamais au soir la nuit noire,
    Tant fût tard, ne l'a vu sans boire.
    Il chantait la grande massue
    Et la jument de Gargantue,
    Le grand Panurge et le pays
    Des Papimanes ébahis,
    Leurs lois, leurs façons, leurs demeures,
    Et frère Jean des Entommeures
    Et d'Épistémon les combats.
    Ô toi, quiconque sois, qui passes,
    Sur sa fosse répands des tasses,
    Répands du brit et des flacons,
    Des cervelas et des jambons. »