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  • Ivresse marine

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     La Mer est infinie
     
          La Mer est infinie et mes rêves sont fous.
          La mer chante au soleil en battant les falaises
          Et mes rêves légers ne se sentent plus d'aise
          De danser sur la mer comme des oiseaux soûls.
        
          Le vaste mouvement des vagues les emporte,
          La brise les agite et les roule en ses plis ;
          Jouant dans le sillage, ils feront une escorte
          Aux vaisseaux que mon coeur dans leur fuite a suivis.
        
          Ivres d'air et de sel et brûlés par l'écume
          De la mer qui console et qui lave des pleurs
          Ils connaîtront le large et sa bonne amertume ;
          Les goélands perdus les prendront pour des leurs.


    Jean de la Ville de Mirmont (1886-1914)

  • 4 à 1 !

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    Quelle pile pour les Bleus, des Bleus poussifs, sans imagination, à bout de souffle contre des Bataves virevoltants et incisifs !
     
    J'ai toujours affiché mon peu d'appétance pour ce sélectionneur, outre que le personnage est peu sympathique, ses choix sont souvent peu compréhensibles;mais là, c'est pas d'sa faute, c'est à cause du vendredi 13....

  • Rimes

    Tu ne ressembles à personne depuis que je t'aime.
    Laisse-moi t'étendre parmi les guirlandes jaunes. 
    Qui inscrit ton nom avec des lettres
    de fumée parmi les étoiles du Sud ?
    Ah laisse-moi me souvenir comment
    tu étais alors, quand tu n'existais pas encore. [...] 
    Maintenant, maintenant aussi, petite,
    tu m'apportes du chèvrefeuille, 
    et jusqu'à tes seins en sont parfumés.
    Pendant que le vent triste galope en tuant des papillons 
    moi je t'aime, et ma joie mord ta bouche de prune. 
    Ce qu'il t'en aura coûté de t'habituer à moi, 
    à mon âme esseulée et sauvage, à mon nom que tous chassent. 
    Tant de fois nous avons vu s'embraser 
    l'étoile du Berger en nous baisant les yeux 
    et sur nos têtes se détordre
    les crépuscules en éventails tournants. 
    Mes paroles ont plu sur toi en te caressant.
    Depuis longtemps j'ai aimé ton corps 
    de nacre ensoleillée. 
    Je te crois même reine de l'univers. 
    Je t'apporterai des fleurs joyeuses 
    des montagnes, des copihues, 
    des noisettes foncées, et des paniers 
    sylvestres de baisers. 
    Je veux faire avec toi 
    ce que le printemps fait avec 
    les cerisiers.


    Pablo Neruda - l'Amour en rime - extrait

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