banalité quotidiennes
L'oeil s'habitue aux paysages les plus ordinaires et ne les voit plus : banalité des lieux où l'on passe et qui n'accrochent plus la vue parce qu'on les a toujours vus, parce qu'ils ne bougent pas et qu'on en a pas besoin.
Et pourtant, il suffit de s'arrêter , de voir; accessoirement, on peut prendre son appareil photo; c'est ce que j'ai fait l'autre jour, entre le rail et l'eau.
il y a une gare :


et puis une vieille auberge à côté :

il suffit de passer sous le pont :

et voilà la rivière

et le panneau bien connu qui met en garde contre la montée des eaux

Ce n'est pas théorique , le pont marque la crue séculaire de 1856


pas assez pour gêner les trains

c'est beau et apaisant une rivière mais sait-on la regarder, la sentir, la respirer ?


C'était la minute de poésie de nicéphore, allongé sous un saule rieur, au bord de l'eau ,dimanche matin; rêvons de temps à autre et quand on entend plus que le coassement des grenouilles et le glou glou de l'eau...qu'on est bien !