Neige

Sur la crête dans le Jura
Un hiver de neige qui enjolive les paysages et ré-alimente les nappes phréatiques .
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Sur la crête dans le Jura
Un hiver de neige qui enjolive les paysages et ré-alimente les nappes phréatiques .

L'année nouvelle sera -t-elle légère et sautillante ?
Qui ne le voudrait !
C'est ce que je souhaite à tous qui parcourent ces pages et me font l'amitié d'une visite.
Mais est ce que crois, moi, à cette légèreté de l'air et des jours qui viennent ?
Disons que j'essaie....
Hyacinthe Rigaud (1659-1743) né Jacint Francesc Honorat Matias Rigau-Ros i Serra, peintre catalan sous le règne de Louis XIV, sans être tombé dans l'oubli, est peu célébré de nos jours.
Il est l'auteur de ce fameux portrait du Grand Roi que tous les écoliers ont vu dans leur livres d'histoire (je parle des écoliers d'avant car l'enseignement de l'Histoire, depuis au moins une décennie, a pris des cheminements qui me navrent) mais son oeuvre est plus riche.

Il reste un magnifique auteur de portrait des gens de son temps et n'a pas négligé de se peindre lui-même.
L'autoportrait ci-dessous est dit autoportrait au turban" ; il montre son talent de merveilleux coloriste et de justesse de ton ; il montre un maître heureux et satisfait de sa réussite et de sa notoriété.

Hyacinthe Rigaud-autoportrait dit au turban - 1698 -Musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan
Ce portrait a été réalisé un an après celui du Grand dauphin, le fils ainé de Louis XIV.
Pour Jacques Thuillier, professeur au Collège de France : « Hyacinthe Rigaud fut l’un de ces peintres français qui sous l’Ancien Régime connurent comme portraitistes la plus haute célébrité. Cette admiration était méritée à la fois par l’abondance de l’œuvre et par sa constante perfection[1]. » et selon l'écrivain d'art français Louis Hourticq: "... Rigaud est nécessaire à la gloire de Louis XIV et il participe à ce rayonnement d’un règne dont il a fixé la majesté".
L'oeuvre de Hyacinthe Rigaud est assez bien représentée dans le musée qui porte son nom à Perpignan.
Rénové récemment, ce musée, en plein centre ville, est un magnifique écrin pour un bel ensemble d'oeuvres dans un musée de province.

Georges de la Tour (1593-1652) - Le Nouveau-Né - (vers 1648) musée des beaux-Arts de Rennes
Un nouveau-né, peut-être l'enfant Jésus, Georges de la Tour n'a pas laissé de traces pour commenter son oeuvre mais comment ne pas évoquer la naissance du Christ dans une pauvre étable de Bethléem?
Georges de la Tour est le maître de l'école dite du "ténébrisme", une forme inspirée du caravagisme son illustre prédécesseur qui, comme lui, avait été oublié pendant plusieurs siècles jusqu'à ce qu'à l'aube du 20ème, un historien d'art allemand le redécouvre en 1915.
Une oeuvre magistrale, très peu documentée et dont la majeure partie a disparu, on ne connait certaines toiles que par les copies de son atelier ou de contemporains (la copie de l'original pour répondre aux demandes d'amateurs fortunés était courante au 17ème siècle ).
Georges de la Tour fait vivre les ténèbres, il en exalte la spiritualité par l'emploi de la lumière, une lumière dispensée le plus souvent en en cachant la flamme, la bougie souvent derrière le parchemin, ici derrière la main de la servante , une main dont on se demande si elle cache seulement la flamme ou si elle bénit en même temps l'enfant qui vient de naitre .
Et par ce geste, dans cette lumière diffuse si belle et si douce, comment ne pas penser au Christ venu au monde enseigner la paix et l'amour.
Une paix qui nous manque cruellement.
Tous les nouveaux-nés sont à cette image , comme le petit Jésus de Bethléem.
L'exposition Georges de la Tour présentée jusqu'à fin janvier à Paris par le musée Jacquemart-André est une splendeur, une de plus belles qu'il m'a été donnée de voir , suscitant la même émotion que celle Consacrée au Caravage en 2010 et que j'avais eu le bonheur de voir également.
Une heure de file sous la pluie pour entre à l'époque v cela les valait bien .
Joyeux Noël à toutes celles et ceux qui me feront le plaisir de passer par ces lignes ...
Lorsque le gouvernement prévoit des manifestations , il recommande aux commerçants - à Paris principalement- de barricader leur devanture et les panneaux de contreplaqué font florès dans les rues de la capitale.
Ce qui veut dire : ne comptez pas sur les forces de l'ordre pour vous protéger contre les casseurs, débrouillez vous.
Charmant !
Mieux encore, le Sénat a fait passer un texte récemment créant une taxe de 5% sur les contrats d'assurance afin de compenser le surcoût - pour les assurances - des indemnisations consécutives aux saccages .
En clair, nous allons payer pour financer les dégâts de la racaille et les insuffisances du gouvernement.
Nul n'ignore les consignes données aux forces de l'ordre, tout faire pour éviter des blessés graves chez les casseurs, voire des blessures létales .
Oui, assurément, il faut ménager ces petits qui viennent se défouler .
Mais contre les agriculteurs on envoie des véhicules blindés ! Vous avez bien lu : les véhicules blindés de la Gendarmerie ; c'était en Ariège, la semaine dernière.
Y a -t-il quelque chose à comprendre , Oui, je pense , la lâcheté de nos dirigeants.
L'Hôtel-Dieu et en arrière-plan sur la colline, la basilique de Fourvière, le soir:


Le 8 décembre, à Lyon, était une fête traditionnelle et populaire, religieuse à l'origine en l'honneur de la Vierge Marie, protectrice de la ville depuis 1852 ; elle est devenue la Fête des Lumières avec la mise en lumière de nombreux sites et monuments dans la Cité. Elle a perdu son caractère de ferveur, cher aux Lyonnais et draine depuis les années 90 deux millions de visiteurs sur les 4 journées de la manifestation.
Cette année, j'ai trouvé l'ensemble un peu terne ; une ville moins bien éclairée que les années précédentes , des sites emblématiques délaissés et une propension en certains lieux à un déferlement de sonorités pop ou autres qui gâchaient l'esprit de l'ensemble.
La municipalité qui aime par-dessus tout les pistes cyclables et la suppression régulière des places de stationnement pour les automobiles ( cela ne me gêne pas personnellement mais pour d'autres ..) a argué de restrictions budgétaires pour justifier la diminution de sites illuminés due notamment à la baisse des concours de l'Etat (comme si c'était à l'Etat de toujours tout financer !). Ainsi la célèbre place Bellecour , encombrée par les étendages grotesques installés par les idéologues verts n'a pas été illuminée. J'ai évité la place des Terreaux devant la mairie, le spectacle avait pour thème la gastronomie lyonnaise et l'on y voyait des boites de soupe Campbell, du couscous du poisson, chouette, non ?
J'ai déambulé quand même comme les années précédentes et je suis rentré dépité.
Mais, comme chaque année, je reconnais que l'illumination de la cathédrale Saint Jean dans le Vieux Lyon ainsi que son chevet a été une réussite ; de même (et je m'en suis abstenu), le spectacle de drones dans le grand Parc de la Tête d'Or a été très apprécié mais ...deux heures de file d'attente pour y accéder, qui peut supporter ça et beaucoup avec des enfants ? Heureusement, la température était à peu près clémente.
J'ai ramené quelques images évidemment:

la foule devant la cathédrale


les quais de Saône et Fourvière illuminée

La place Antonin Poncet - joli mais cacophonique
Bon, je n'ai pas trop aimé mais j'avais en mémoire les réussites de nombreuses années précédentes et la foule semblait ravie.

Pont Raymond Barre à Lyon
Ce pont sur le Rhône, réservé aux modes doux, est situé à la Confluence face au musée du même nom, un peu en amont de la confluence du Rhône et de la Saône.
Achevé en 2013, il porte le nom de Raymond Barre, maire de Lyon de 1995 à 2001,
également ancien premier ministre ( du temps où on les gardait quelques années aux commandes )
et pour des générations d'étudiants l'auteur du "Barre", ces manuels d'économie politique dont il était l'auteur, très en usage pendant une ou deux décennies (et fort bien faits).

- Légende
Va dire à ma chère Ile, là-bas, tout là-bas,
Près de cet obscur marais de Foulc, dans la lande,
Que je viendrai vers elle ce soir, qu'elle attende,
Qu'au lever de la lune elle entendra mon pas.
Tu la trouveras baignant ses pieds sous les rouches,
Les cheveux dénoués, les yeux clos à demi,
Et naïve, tenant une main sur la bouche,
Pour ne pas réveiller les oiseaux endormis.
Car les marais sont tout embués de légende,
Comme le ciel que l'on découvre dans ses yeux,
Quand ils boivent la bonne lune sur la lande
Ou les vents tristes qui dévalent des Hauts-Lieux.
Dis-lui que j'ai passé des aubes merveilleuses
A guetter les oiseaux qui revenaient du nord,
Si près d'elle, étendue à mes pieds et frileuse
Comme une petite sauvagine qui dort.
Dis-lui que nous voici vers la fin de septembre,
Que les hivers sont durs dans ces pays perdus,
Que devant la croisée ouverte de ma chambre,
De grands fouillis de fleurs sont toujours répandus.
Annonce-moi comme un prophète, comme un prince,
Comme le fils d'un roi d'au-delà de la mer;
Dis-lui que les parfums inondent mes provinces
Et que les Hauts-Pays ne souffrent pas l'hiver.
Dis-lui que les balcons ici seront fleuris,
Qu'elle se baignera dans les étangs sans fièvre,
Mais que je voudrais voir dans ses yeux assombris
Le sauvage secret qui se meurt sur ses lèvres,
L'énigme d'un regard de pure transparence
Et qui brille parfois du fascinant éclair
Des grands initiés aux jeux de connaissance
Et des couleurs du large, sous les cieux déserts...
Patrice de La Tour du Pin (1911-1975)
Mon petit-fils à la pêche :

Pour être franc, ce jeune pêcheur n'est pas vraiment mon petit-fils
mais pourra l'être à l'ouverture de la pêche à la truite en mars l'année prochaine.
L'image n'est pas une photographie mais le produit d'une création par l'IA.
Puissance 10 est peut-être un peu faible pour évaluer l'idée de génie des éditions Magnard.
Si j'en crois les gazettes ( ici Le Figaro) :
"Un éditeur scolaire censure un extrait du Médecin malgré lui de Molière pour une scène de violence conjugale".
Je cite des extraits de l'article : "Le passage censuré (caviardage non signalé par l’éditeur) se situe au début de l’acte I, quand le protagoniste, le bûcheron rustre Sganarelle bastonne méchamment sa femme Martine,...."Voilà le vrai moyen de vous apaiser ». Dans la version Magnard, trois lignes de texte estimées litigieuses ont tout simplement disparu, alors que Martine, déclare au voisin qui a pris sa défense, dans la scène suivante : « Et je veux qu’il me batte, moi », ajoutant même : « Voyez un peu cet impertinent, qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes. ».
Le seul recours pour reprendre son souffle est d'invoquer Michel Audiard qui fait dire à Jean Gabin dans une scène célèbre : " Quand on mettra les cons sur orbite t'as [ils n'auront...] pas fini de tourner".
Trop nuls pour ne pas encore avoir compris que ce genre de censure ne prend plus et les tourne en ridicule.
Et s'en prendre à Molière, quelle imposture!
Notez bien que ce caviardage a été fait, selon le journal, sans avertir le lecteur: plus insidieusementmalhonnête on ne saurait faire mieux !
Hélas, Magnard n'est pas le premier, rappelons nous la débaptisation de "Dix petits nègres" d'Agatha Christie...
Question que je me pose : devrai-je encore acheter des publications des éditions Magnard ?


Le calme du soir, au bord de l'eau ; un héron guette une dernière proie, les humains sont partis, je reste seul, à l'affût dans la roselière et je savoure la paix qui descend sur le lac.
"Cette odeur sur les pieds de narcisse et de menthe,
Parce qu'ils ont foulé dans leur course légère
Fraîches écloses, les fleurs des nuits printanières,
Remplira tout mon cœur de ses vagues dormantes..."
Patrice de La Tour du pin
Je lis dans les gazettes (Le Figaro numérique de ce jour):
"Judith Godrèche publiera un livre « revisitant son passé » en janvier"
L'impatience me ronge....je l'ai déjà retenu chez mon libraire et je pose mon livre du moment - "Les Mémoires d'Outre-tombe" de Chateaubriand, ouvrage mineur au regard de ce que nous promet Mme Godrèche.
"Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint"
Le mariage de Figaro (acte V-scène II) - Beaumarchais

Vraiment, on plane ?
Non, on dégringole...

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »
Platon in "La République"