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les humeurs de nicéphore - Page 2

  • Légende

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    -     Légende

    Va dire à ma chère Ile, là-bas, tout là-bas,
    Près de cet obscur marais de Foulc, dans la lande,
    Que je viendrai vers elle ce soir, qu'elle attende,
    Qu'au lever de la lune elle entendra mon pas.

    Tu la trouveras baignant ses pieds sous les rouches,
    Les cheveux dénoués, les yeux clos à demi,
    Et naïve, tenant une main sur la bouche,
    Pour ne pas réveiller les oiseaux endormis.

    Car les marais sont tout embués de légende,
    Comme le ciel que l'on découvre dans ses yeux,
    Quand ils boivent la bonne lune sur la lande
    Ou les vents tristes qui dévalent des Hauts-Lieux.

    Dis-lui que j'ai passé des aubes merveilleuses
    A guetter les oiseaux qui revenaient du nord,
    Si près d'elle, étendue à mes pieds et frileuse
    Comme une petite sauvagine qui dort.

    Dis-lui que nous voici vers la fin de septembre,
    Que les hivers sont durs dans ces pays perdus,
    Que devant la croisée ouverte de ma chambre,
    De grands fouillis de fleurs sont toujours répandus.

    Annonce-moi comme un prophète, comme un prince,
    Comme le fils d'un roi d'au-delà de la mer;
    Dis-lui que les parfums inondent mes provinces
    Et que les Hauts-Pays ne souffrent pas l'hiver.

    Dis-lui que les balcons ici seront fleuris,
    Qu'elle se baignera dans les étangs sans fièvre,
    Mais que je voudrais voir dans ses yeux assombris
    Le sauvage secret qui se meurt sur ses lèvres,

    L'énigme d'un regard de pure transparence
    Et qui brille parfois du fascinant éclair
    Des grands initiés aux jeux de connaissance
    Et des couleurs du large, sous les cieux déserts...

    Patrice de La Tour du Pin (1911-1975)

     

  • Belle prise

    Mon petit-fils à la pêche :

     

    belle prise.jpg

    Pour être franc, ce jeune pêcheur n'est pas vraiment mon petit-fils

    mais pourra l'être à l'ouverture de la pêche à la truite en mars l'année prochaine.

     L'image n'est pas une photographie mais le produit d'une création par l'IA.

     

  • la connerie puissance 10

    Puissance 10 est peut-être un peu faible pour évaluer l'idée de génie des éditions Magnard.

     Si j'en crois les gazettes ( ici Le Figaro) :

    "Un éditeur scolaire censure un extrait du Médecin malgré lui de Molière pour une scène de violence conjugale".

    Je cite des extraits de l'article : "Le passage censuré (caviardage non signalé par l’éditeur) se situe au début de l’acte I, quand le protagoniste, le bûcheron rustre Sganarelle bastonne méchamment sa femme Martine,...."Voilà le vrai moyen de vous apaiser ». Dans la version Magnard, trois lignes de texte estimées litigieuses ont tout simplement disparu, alors que Martine, déclare au voisin qui a pris sa défense, dans la scène suivante : « Et je veux qu’il me batte, moi », ajoutant même : « Voyez un peu cet impertinent, qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes. ».

    Le seul recours pour reprendre son souffle est d'invoquer Michel Audiard qui fait dire à Jean Gabin dans une scène célèbre : " Quand on mettra les cons sur orbite t'as [ils n'auront...]  pas fini de tourner".

    Trop nuls pour ne pas encore avoir compris que ce genre de censure ne prend plus et les tourne en ridicule.

     Et s'en prendre à Molière, quelle imposture!

    Notez bien que ce caviardage a été fait, selon le journal, sans avertir le lecteur: plus insidieusementmalhonnête on ne saurait faire mieux !

    Hélas,  Magnard n'est pas le premier, rappelons nous la débaptisation de "Dix petits nègres" d'Agatha Christie...

     Question que je me pose : devrai-je encore acheter des publications des éditions Magnard ?

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  • un soir au calme

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    Le calme du soir, au bord de l'eau ; un héron guette une dernière proie, les humains sont partis, je reste seul, à l'affût dans la roselière et je savoure la paix qui descend sur le lac.

    "Cette odeur sur les pieds de narcisse et de menthe,
    Parce qu'ils ont foulé dans leur course légère
    Fraîches écloses, les fleurs des nuits printanières,
    Remplira tout mon cœur de ses vagues dormantes..."

    Patrice de La Tour du pin

  • Impatience

    Je lis dans les gazettes (Le Figaro numérique de ce jour):

     "Judith Godrèche publiera un livre « revisitant son passé » en janvier"

    L'impatience me ronge....je l'ai déjà retenu chez mon libraire et je pose mon livre du moment - "Les Mémoires d'Outre-tombe" de Chateaubriand, ouvrage mineur au regard de ce que nous promet Mme Godrèche.

     

  • Le choix

    "Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint" 

    Le mariage de Figaro (acte V-scène II) - Beaumarchais

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  • On plane

    Vraiment, on plane ?

     Non, on dégringole...

    avion.jpg

    « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

    Platon in "La République"

  • Reconnaissance

    Macron exulte, le Hamas jubile et applaudit, 48 otages désespèrent, le 7 octobre n'est plus qu'un fait divers, Olivier Faure qui fait pavoiser peut  (enfin) "pavoiser" comme un "leader maximo" (mieux que Jaurès ?), l'antisémitisme fait florès dans l'hexagone, des élus de la République violent ouvertement la loi et on s'étonne que des jeunes et des moins jeunes en fassent de plus en plus autant.

    Mon excellent professeur de droit international nous avait rappelé ce qu'est un Etat : un territoire avec des frontières, un peuple et des dirigeants ; il excluait des dirigeants terroristes évidemment.

    C'était il y a longtemps.

     Moi, ce que j'en dit....

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  • Faux-cul

    Je lis dans les gazettes : 

    «La liberté de la presse n’est pas négociable» : Olivier Faure dénonce le refus de LFI d’accréditer un journaliste du Monde à ses universités d’été.

    Il a raison mais on ne l'a pas entendu quand, sous les pressions répétées de la gauche dont il est un des plus médiocres représentants, l'ARCOM (organisme de censure de la presse de droite) a retiré la chaine C8 de la télévision.

     On appelle ça l'indignation à sens unique .

    En clair , un faux cul.

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  • Crépuscule

     

    crépuscule.jpg

    Crépuscule

    L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
    Frisonne; au fond du bois la clairière apparaît ;
    Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
    Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

    Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
    Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
    Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines;
    L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

    ................................................

    Victor Hugo

     

  • Fraicheur

    Difficile d'imaginer en ces temps de fortes chaleur un lumineux et rafraichissant bouquet de fleurs ; laissons un des meilleurs peintre de fleurs nous régaler les yeux :

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    Bouquet de fleurs et corbeille par Gérard van Spaendonck (1746-1822)

     Ce peintre d'origine hollandaise est un des spécialistes de la peinture de fleurs,

    représentant la grande tradition néerlandaise de cet art pictural.

     Il s'est installé à Paris pendant la plus grande partie de sa carrière,  est devenu titulaire de la chaire d'iconographie naturelle

    au Museum d'Histoire naturelle et membre de l'Académie des Beaux-Arts ;

    il a formé de nombreux élèves est est décédé à paris où il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

  • Romance fluviale

    Sur les quais du Rhône, à Lyon, un nid d'amour...

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  • Un coin d'Auvergne

    Billom dans le Puy de Dôme est un bourg rural de 4826 habitants; j'ai fui la touffeur de la grande ville dans un village des environs, en moyenne altitude avec des nuits relativement fraiches.

    La bourgade est riche d'un passé dont de nombreux vestiges s'offrent au visiteur : plusieurs églises anciennes , un centre historique bien conservé et pittoresque ; il vaut d'y déambuler et en plus, dans les rues étroites on est le plus souvent à l'ombre.

     Autrefois centre commercial très actif, un temps fournisseur de cordes de chanvre pour la marine royale, Billom a même été le siège  d'une école de droit attestée au 14ème siècle et d'une université florissante attestée au 15ème siècle.

    Située entre la plaine de Limagne et le Livradois et à une quarantaine de km de Clermont-Ferrand, Billom est au centre de la région naturelle nommée la Toscane auvergnate (merci les dictionnaires, j'ignorais cette appellation), une belle région, en effet, pittoresque et aux paysages variés.

    La vieille ville m'a plu :

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  • La pie

    C'est à la campagne, dans un petit hameau d'une dizaine de maison pas plus, où je me suis réfugié pour échapper à la touffeur de la grande ville (40 d° le jour de mon départ !) ; ici , un peu en hauteur et près des bois, on dort la nuit et les après-midi sont supportables.

    Ceci dit pour vous montrer une scène pas banale :la Pie.jpg

    La pie apprivoisée par un voisin ; elle va de ci, de là, rend visite aux maisons du hameau et est passée par là.

    D'abord, elle s'est mise à tourner autour de moi dans le jardin puis s'est posée sur ma tête et m'a suivi ensuite jusqu'à la table extérieure où elle s'est régalé des graines offerte à paume ouverte.

    Un petit tour en voletant près de nous et puis au revoir, je rentre chez moi.

     

  • Sur la plage, encore

    Le goéland leucophée (Larus michahellis) , hôte familier du pourtour méditerranéen, n'est pas farouche au point d'imposer au photographe l'emploi d'un énorme téléobjectif ; les enfants crient et s'aspergent dans l'eau, lui, un peu plus loin observe et attend que la plage se vide pour venir la nettoyer de tout ce qu'il trouvera de comestible.

    Goéland leucophée-2.jpg