Taïaut
Je m'appelle Fika et comme bon chien chasse de race , j'ai senti un lapin pas loin :

et le voilà, y va pas m'échapper !

n'est ce pas que je suis impressionnante !
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Je m'appelle Fika et comme bon chien chasse de race , j'ai senti un lapin pas loin :

et le voilà, y va pas m'échapper !

n'est ce pas que je suis impressionnante !
"A l’aéroport du Bourget, la poignée de supporteurs venus accueillir dimanche sous la pluie l’équipe de France après son élimination de l’Euro-2012, ne cachaient pas leur déception de voir les Bleus, exceptés deux joueurs, ne même pas venir les saluer." (le progrès du 24 juin).
Quand je disais , pensant exagérer, que ce sont des guignols , me trompais je de beaucoup ?
"Samir Nasri a terminé son Euro comme il l'avait commencé : en insultant un journaliste" (le Figaro du 24 juin)
et "guignol" certains plus que d'autres !

Quoique...le vrai Guignol, la marionnette lyonnaise de Laurent Mourguet , ne mérite pas ça , il a plus de tenue et au lieu de fuir les petits supporters , il les fait rire à gorge déployée .
Dans une rose à Bagatelle
Naquit un jour la coccinelle.
Dans une rose de Provins
Elle compta jusqu'à cent-vingt.
Dans une rose à Mogador
Elle a vécu en thermidor.
Dans une rose à Jéricho
Elle évita le sirocco.
Dans une rose en Picardie
Elle a trouvé son Paradis :
Coccinelle à sept points,
Bête à bon Dieu, bête à bon-point.
Robert Desnos (Chantefables et Chantefleurs)

la verveine a poussé , les pucerons s'en régalent et la coccinelle les dévore. (photo nicéphore)
Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.
J'aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.
On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.
Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s'envola.
- Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme.
La coccinelle - Victor Hugo
La très subtile publicité du PMU en faveur de l'équipe de France de football avant le match contre la Suède :

A mourir de rire ! et contre l'Espagne , ils vont faire un coq qui met le taureau à mort ?
Ces publicitaires sont d'une finesse infinie ; reste à souhaiter que les Suédois ne lisent pas nos journaux .
Le Figaro de ce matin, je cite :
Valérie Trierweiler regrette son tweet
."J'ai commis une erreur", aurait confié la première dame à une proche à propos de son message envoyé publiquement à Olivier Falorni, le dissident PS opposé à Ségolène Royal à La Rochelle.
Elle nous prend pour des c... ou alors elle est vraiment moins futée qu'elle veut s'en donner l'air ou alors le président normal lui a normalement demandé d'aller à Canossa avouer "une erreur" .
"Le regret est un amplificateur du désir" ( Marcel Proust in "Albertine disparue"-A la Recherche du temps perdu )
Ne le savait elle pas ?
Bref , ce serait drôle s'il s'agissait d'une élection à l'association des dames patronnesses ; là ...c'est affligeant.
..................................................
Pour faire une bonne dame patronnesse
Il faut être bonne mais sans faiblesse
Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
Une pauvresse qui fréquentait un socialiste
Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
Une pauvresse qui fréquentait un socialiste
Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas
............................
Jacques Brel
Dame patronnesse , après tout, pourquoi pas ?
Tête d'article dans Libération aujourd'hui (avant le match France Suède) :

A voir leur prestation contre la Suède ( un cinglant 2-0 malgré un excellent Lloris ), prestation mollasse et sans étincelle, on ne saurait trop leur conseiller de changer de registre : peut être l'ouverture de Guillaume Tell de Rossini ou la fanfare de la Garde républicaine mais qu'a t -on à fiche de leurs morceaux préférés quand ils ne sont pas capables de dérouler la moindre partition sur le terrain.
Ils avaient dû garder leur casque et pas bien voir qu'en face les Suèdois avaient la niaque.
Oui, du hip hop dans les casques , du jus de chique dans les jambes et quoi dans la tête ?
Elle crie à la trahison politique et au complot des machistes de la droite ! Qui ? Mme Royal , candidate à la députation à la Rochelle .
Elle ne manque pas de souffle ; quand on est battue par 58% des voix , il y a peut être d'autres causes que le "machisme"; proclamer ensuite que la victoire du dissident PS est une victoire de la droite est un peu facile .
Et les électeurs qui n'ont pas voulu d'elle , il n'y sont pour rien ceux la ?
Quel mépris pour le verdict populaire ; elle ferait bien de se remettre un peu en question (rêve pieux de nicéphore ) et de tempérer son ego ( rêve farfelu de nicéphore ).
Ah, quelle déceptitude que ces 42 % !

C'était le 8 mai dernier , anniversaire de la victoire des Alliés en 1945; petite attaction au bord de la plage : un ensemble de 15 musiciens en uniforme américain de l'époque avec du Glenn Miller à foison et une excellente chanteuse , accent compris , pour un"New York, New York" à faire oublier Frank Sinatra .


Je sais , ça date un peu mais je viens d'entendre Sinatra à la radio alors ....

C'est peu de le dire , l'internet à haut débit , est loin d'être offert sur tout le territoire !
Depuis que je suis venu prendre le soleil dans le sud , j'use mes nerfs (d'acier, pourtant) à attendre l'accès à mes sites habituels . Et pour éditer un billet, une vraie galère !

Ceci dans mon "village" qui est à 10 km du chef lieu du département , "village" qui est néanmoins, en importance, la deuxième ville du département .
Mais je suis optimiste : il paraît que le changement c'est maintenant...
Youpiiii !! nicéphore content
Il est bien temps de les montrer ; elles parsèment de couleurs les talus qui bordent mes pérégrinations cyclistes , pédaler dans les senteurs du printemps et les couleurs de mai est un plaisir dont je ne me lasse pas.
Jusqu'à la mi mai ces fleurs embellissent les bords de route et les landes et les dunes ; la chaleur venue , certaines commencent à passer et je vois à présent que d'autres espèces s'installent peu à peu .
Alors pendant qu'il est encore temps....

glaucium (papavéracée)

le nez dessus...

il y a des noms qui m'échappent

mais pas les détails ...


la grande mauve

un bouquet de ciste de Montpellier

une touffe d'Hélichrysum


la valériane qui colore aussi les talus de l'autoroute

et sans oublier la plus modeste :

pour finir avec la "dame de onze heure" - l'ornithogale

et en prime , pour me faire pardonner mon ignorance botanique , la dame de Louis Janmot (1814-1892), un peintre méconnu de nos jours, de l'école lyonnaise, influencé par Ingres, qui nous a laissé cette oeuvre énigmatique dont on ne sait si elle représente sa seconde et jeune épouse ou une allégorie que le sourire mélancolique de l'héroïne met peu en accord avec la magie du printemps :

Louis Janmot - "Fleurs des champs" (1845) - musée des Beaux Arts de Lyon
De lui, je vous parlerai une autre fois.
nicéphore - botaniste calamiteux
Sur la cheminée de mon voisin , le temps d'une photo , ce faucon crécerelle mâle a bien voulu poser ; pas de mystère, il venait des landes voisines et visait à coup sûr une des nombreuses tourterelles turques qui encombrent le quartier de leurs roucoulements incessants .

Bon, je n'ai rien dit, j'aime tous les oiseaux , évidemment et un monde sans leurs chants serait bien triste , déjà que nous en entendons de moins en moins ; même la population de moineaux diminue. En ce moment , les rossignols sont rois ; tous les trois grands arbres , ils rivalisent de leur concerto.
Et ce matin, bonheur , j'ai pu voir tout près un guêpier , splendide symphonie de couleurs en vol :

......................
"Où, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles."
D'un seul coup ces vers de José Maria de Hérédia ont surgi en ma mémoire , quand , levant le nez en l'air, dans la ville - je ne dirai pas laquelle - ce coin d'un vieil hôtel particulier s'est offert à ma vue :

Les conquérants
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroique et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango murit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Où, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
José-Maria de Hérédia (1842-1905)
Voici un poème appris à l'école primaire, je devais être en CM2 et ces vers , tant d'années après , me font rêver comme la première fois, comme avec Jean de la Ville de Mirmont que j'ai découvert beaucoup plus tard :
"Car j'ai de grands départs inassouvis en moi ".
"Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon coeur sont à jamais déserts.
La mer vous a rendus à votre destinée,
Au-delà du rivage où s'arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon coeur d'effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j'ai de grands départs inassouvis en moi."
l’Horizon chimérique/V
Jean de La Ville de Mirmont est mort à 27 ans , tué au front le 28 novembre 1914.
Lorsqu'il fut mobilisé en 1914, Jean de La Ville de Mirmont laissa sur son bureau ces quelques vers:
"Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage;
Nous ne savons pas quand nous reviendrons.
Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages?
Qu'importe, mon coeur, puisque nous partons!
Avant de partir, mets dans ton bagage
Les plus beaux désirs que nous offrirons.
Ne regrette rien, car d'autres visages
Et d'autres amours nous consoleront.
Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage."
Les poètes sont de sublimes et tragiques visionnaires.
Lever le nez au ciel ...et partir en voyage....
nicéphore poète
Croisé ce matin dans ma ville , ce tuning de poids lourds , ma foi, fort réussi, près d'une salle des spectacles du centre ville .
" Americain Dream" : à tous les coups , une troupe d'artistes en tournée :

ben..., j'ai tout faux

mais la boulangère est tellement jolie !
C'est dit , c'est chez elle que j'achèterai mes brioches désormais .
Non, non, Nicéphore ne se prend pas pour un être "flamboyant" pas plus qu'il n'est devenu botaniste sur le tard mais ma boite à images ne résiste pas, quand je croise une belle plante (je parle d'espèces végétales sinon j'aurais mis des " ) ; elle se déclenche toute seule et clic clac .
Là, dans un beau parc au bord de la Méditerranée , j'ai croisé cette Caesalpina Pulcherrima en pleine floraison :

Originaire d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale , elle est aussi appelée Flamboyabnt ou oiseau de paradis ou baraguette ou...etc...
Peu importent les appellations : elle est belle.
Petite suite de la nuit des musées ...
Voici une oeuvre qui m'impressionne à chacune de mes visites dans la galerie peinture du musée des Beaux Arts de Lyon; son réalisme impressionne et même effraie , on voit le Rhône tout proche qui rompt les digues et nous emporte .

Scènes de déluge ( 1827)
Le peintre, Joseph Désiré Court (1797-1865) né à Rouen. est un peintre de genre et d'histoire, auteur reconnu en son temps - il fut même "prix de "Rome " , ce qui , en son temps , lui valut une notoriété considérable; il est l'auteur de nombreux portraits de qualité et de scènes d'histoire ; mais il est bien oublié aujourd'hui; je ne savais rien de lui.
Deux portraits , pas mal tournés d'ailleurs qui lui mériteraient un regain de notoriété :

Portrait présumé de madame Court - musée Magnin - Dijon

la sortie du bal - Bowes museum
Qu'importe , cette scène de déluge , ne serait ce que par son cadrage serré comme un coup de zoom pour un photographe, interpelle quand on l'aperçoit et ne manque pas de retenir l'attention par l'atmosphère dramatique qui en émane même si l'ensemble est un peu froid .
Moi, j'aime bien .
La nuit des musées , c'était samedi soir ; une longue soirée de déambulation jubilatrice au milieu des chefs d'oeuvre ; cette fois , j'avais choisi le musée des Beaux Arts de Lyon, un des plus riches musées de province par ses collections .
Je n'étais pas seul, la preuve :

On admire le tableau, ou on sourit de la coquetterie de la jeune femme devant son miroir ?
Je ne le saurai jamais , ces charmantes inconnues parlaient entre elles, et moi j'étais caché derrière mister EOS de chez Canon.
La toile est de Nicolas Régnier (1591-1667) un peintre baroque , fortement inspiré du Caravagisme et dont une grande partie de l'oeuvre s'est faite en Italie ; il est mort à Venise .
Son tableau est dénommé "Jeune fille à sa toilette" et encore "Vanité " , il est daté "vers 1626".
Peintre sophistiqué et à la manière élégante - les drapés de ses personnages , par exemple - il fut aussi marchand d'art et un grand collectionneur .
Sur la fin de sa carrière , il sut se détacher de son inspiration caravagesque en évoluant vers un style plus classique .

Peut être que ces demoiselles se disaient tout cela ; peiut être pas ; la nuit pouvait continuer ...