Harmonie du soir
Le soir qui tombe sur la ville , simplement ...

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Le soir qui tombe sur la ville , simplement ...

Je ne sais pas si vous écoutez parfois la chronique de Patrice Bertin sur France info à 19h50; elle s'intitule "à première vue " et n'est pas piquée des vers la plupart du temps : ton incisif , humour grinçant , phrases ciselées , en phase avec l'actualité , un brin moralisatrice mais à la mode cinglante, Patrice bertin, comme on dit , ne l'envoie pas dire .
Essayez , vous vous régalerez, entre deux cuillères de soupe ou en buvant une tisane pour ceux et celles qui se couchent tôt .
Si j'en parle c'est pour revenir à la politique qui nous comble envce moment et que fuyais hier car son petit billet de ce soir était un petit bijou ; la meilleure preuve en le lisant même si c'est mieux encore en l'écoutant ; je cite :
Un allié objectif
"A première vue , et pour paraphraser Winston Churchill, "jamais autant d'hommes de droite n'auront entendu autant d'idioties proférées par si peu d'entre eux "
Au 11e jour de la crise qui secoue l'UMP, cette vieille dame de 10 ans seulement saisie par la débauche des ambitions et des magouilles, les mots, les simples mots prononcés par les uns et les autres, Fillonnistes frustrés ou Copéiste arrogants se sont gravés dans les mémoires des pauvres militants de base.
Incroyable catalogue d'amabilités. "Mafia", "ultimatum", "fort Chabrol", "fraude industrielle". Ils se sont tout dit. Et pas au creux de l'oreille : devant tout le monde. Pardon de porter un jugement de valeur somme toute assez simpliste mais une telle diarrhée verbale est assez éloignée de la finesse et du sang froid qu'on est en droit d'attendre, toutes idéologies confondues, de la part de deux ténors qui prétendent à la qualité d'hommes d'Etat puisque Fillon et Copé pensent déjà à la présidentielle de 2017. Ils ne pensent même qu'à cela, et ceci explique cela.
Les seules ambitions personnelles nourrissent l'incroyable psychodrame qui depuis le dimanche 18 novembre tient en haleine, mauvaise haleine, les auditeurs et téléspectateurs des chaines d'info en continue, pour lesquelles la guerre des droites a le même attrait que le salon de la moquette pour les acariens.
Une véritable hystérie médiatique dont les retombées politiques n'ont pas fini de se faire sentir. Sarkozy obligé de revenir aux affaires. La gauche autorisée à gouverner sans que personne ne la regarde. Le centre et le Front National empressés d'accueillir les militants écœurés de la droite républicaine.
Depuis 11 jours, cette droite-là s'est muée en "allié objectif" de ses pires ennemis. En langage marxiste orthodoxe, "allié objectif" signifie "compagnon transitoire de route". Reste à savoir combien de temps durera la transition et ou mènera la route. " fin de citation
A la relire , j'en ris encore .
Ce n'est pas si souvent qu'on peut en écoutant les nouvelles .

On retrouve ses "à première vue " de chaque soir sur le site de France info ,; celle du 27 parle de Sarko , pas mal, celle du 26 est , elle, d'une excellente tenue .
Allez y !
Ou plutôt de la couleur pour nous aérer un peu des miasmes de la politique spectacle qui nous est servie en ce moment .
Place aux artistes du graphe et de l'art mural ; en l'occurrence des graphes sur les palplanches qui bordaient le canal des Deux Mers à Toulouse ; c'était en février 2005; depuis , j'imagine que d'autres les ont remplacé , le graphe est une oeuvre éphémère :




La dernière du ministre du redressement productif ou la réthorique du matamore : " nous ne voulons plus de Mittal en France".
Bravo ! c'est sans doute sa dernière trouvaille pour donner envie aux industriels européens de venir investir en France .
Après le discours de celui qui n'aime pas les riches , voilà qui nous pose en eden de l'investissemnt productif.

M Montebourg a tort et est, une fois de plus, particulièrement maladroit.
D'abord ,il oublie qu'il est ministre de la République et que les effets de manche de sa carrière d'avocat ne sont plus de mise ; ensuite de deux choses l'une : ou Mittal a commis de sirrégularités et c'est à la justice de trancher ou il n'a pas respecté ses accords et ce n'est pas l'exclusion ou l'interdit qui permettra de corriger la démarche ; de plus , ce groupe agit en industriel implanté au niveau mondial , il fait des choix stratégiques de survie dans une conjoncture de surproduction de l'acier ; c'est fâcheux pour les travailleurs de Florange mais cela ne justifie pas l'anathème de Montebourg.
Certes , il a corrigé le tir peu après devant l'émotion suscitée par ses propos (et peut être une remontée de bretelles du président normal ) mais le dit est dit : le ton est donné , cela résonne au delà de nos frontières ; de quoi avons nous l'air ?
Sa proposition de nationalisation "transitoire" n'a pas plus de consistance ; si on nationalise , il faut indemniser : est ce qu'on en a les moyens ou est ce qu'il faudra instituer une taxe non plus sur la bière mais sur les vis et les boulons vendus en grande surface ?
C'est évident, le budget actuel de l'Etat ne peut pas se permettre cette charge supplémentaire.
De plus , une fois la nationalisation décrétée, l'Etat , propriétaire sera confronté aux mêmes problèmes que ceux qui conduisent Mittal à fermerlle site. Alors qui supportera les pertes ? ....le conrtribuable .
Cette nationalisation pourrait être une solution s'il s'agissait de restructurer l'entreprise , voire la filière acier en France mais ce n'est aps le cas .
Donc un coup pour rien.
Pour rien? pas sûr car l'effet de ces propos, mêmes atténués ensuite , s'ajoutant à d'autres, ne va pas dans le sens qui devrait être justement celui de la mission assignée au ministère du redressement productif , attirer les investissements dans une économie malade des ses délocalisations et de la décomposition de son tissu industriel depuis des lustres .

Cela dit , la question de Florange avait déjà été traitée pendant la présidence précédente et le gouvernement de l'époque, en fin de compte, s'était laissé manoeuvrer par M. Mittal qui est loin d'être un capitaliste naïf.
De passage en ville , hier , au crépuscule , je sors du magasin de matériel photo de la grande place de la presqueîle.
Je sors au moment fugitif où le jour, avant de basculer, nous offre un incendie dans le ciel, une symphonie d'or et de rouge et de toutes les nuances entre les deux .
Mince , j'ai oublié mon appareil photo !
Et puis , dans la foule qui passe , nombreux sont ceux qui, saisis également par la beauté du ciel , se sont arrêtés et brandissent leur smartphone ...
Mais oui, j'en ai au fond de ma poche .
Et voilà, je n'y avais pas pensé , tellement habitué à ne fonctionner qu'avec un appareil qui ne téléphone ni ne "essémesse " !


Comme l'instamatic en son temps (lointain) puis le compact numérique plus récemment , le smartphone a amené à la photo des gens qui n'en ont jamais appris les bases , qui ne recherchent même pas l'esthétique de l'image ni sa qualité mais qui veulent avoir une image comme si la sensation de l'instant , l'émotion ou le plaisir que donne ce que l'on voit à un moment donné , ne pouvait subsister en eux , enclencher l'émotion qu'à la condition d'être inscrite dans un support -ici la carte mémoire et l'écran de vision pour après .
Mais qu'importe , ce n'est pas critiquable après tout, la"démocratisation" de la photographie n'a pas à suivre nécessairement les voies de l'esthétisme et tant mieux si le simple clic sur un smartphone peut ouvrir la voie à des sensibilités enfouies .
Bref , remis de ma déconvenue ayant suffisamment "smartphoné", je pensais aux toiles de William Turner (1775-1851), ce précurseur de l'impressionisme :

Le Téméraire voguant vers le chantier de démolition - 1838
ou à Claude Gellée dit Le Lorrain (1600-1682), pour ses somptueux couchers de soleil .

Claude Gellée dit Le Lorrain - port de mer au crépuscule - 1639
A côté , mes photos au smartphone .....! mais qu'importe , j'ai eu l'émotion d'un beau soir
Allez , pour vous sortir des miasmes de la politique , un peu de fantaisie empruntée à Rousseau qui excellait aussi dans des petits épigrammes , de nos jours , hélas fort oubliés et, je gage, jamais proposés dans les récitations du collège:
Epigramme
Un moine ayant (c'était un sous prieur)
D'une nonnain vérifier le sexe
Las d'encenser le Temple antérieur
Voulut aussi visiter son annexe.
O vanité ! dit la nonne perplexe
Qu'en son état l'homme se connait mal !
Que vers le bien sa route est circonflexe !
Ub sous prieur trancher du Cardinal !

Epigramme
Qui fait l'enfant dans l'amoureux débat?
Disait Agnès à sa dame prudente.
Est ce celui qui sous l'autre s'abat?
Ou bien l'agent qui dessus instrumente?
La dame alors lui dit: Pauvre innocente,
L'enfant se fait par ceux qui sont dessous.
Dieu soit béni, répliqua la servante,
J'en ai fait un à Monsieur votre époux.

illustrations Raymond Lep -éd. des Gémeaux - Paris
Vous avez bien lu, Rousseau avait la plume verte !
Et vous ne le connaissiez pas sous ce jour , n'est ce pas ...et pour cause puisqu'il s'agit de son homonyme , Jean Baptiste Rousseau ( 1670-1741), poète et dramaturge, considéré de son temps comme "le prince des poètes lyriques" mais tombé assez vite dans les oubliettes de la littérature .
Sainte Beuve nen pensait pas grand bien ; s'il convient que dans ses épigrammes il montrait un réel talent , il qualifiait ses poésiees lyriques de "belles mécaniques glacées , qui tenten de dissimuler leur vacuité sous l'abus de la mythologie et la pompe d'une réthorique aussi convenue que creuse ".
C'est envoyé !
JB Rousseau était un personnage ambivalent : il s'est fait connaitre très tôt dans le grand monde par des cantates et des odes religieuses mais rédigeait en secret et diffusait dans des cercles très privés de la noblesse des épigrammes licencieuses .Et pourtant, il fut à ses débuts sous la protection de Boileau
Son esprit vindicatif , son goût pour les pamphlets injurieux lui valurent d'être banni du royaume à 42 ans ; il finit ses jours à Bruxelles.
En définitive , la littérature a retenu de lui l'ode que Lefranc de Pompignan () lui dédia à sa mort , une ode fort bien tournée , sans doute le seul chef d'oeuvre de ce pauvre Pompignan, auteur dont Voltaire se moquât férocement :
" César n’a point d’asile où son ombre repose,
Et l’ami Pompignan pense être quelque chose."
Mais de Lefranc , je vous reparlerai en passant par Pompignan.,
Le président normal vient de se tirer une balle dans le pied !
Hier , il annonce aux maires réunis en congrès que ceux d'entre eux qui ne voudraient pas célébrer un mariage "gay" pourraient user de leur liberté de conscience (comprenez refuser de le célébrer et déléguer à un adjoint) .
Aujourd'hui, il dit quasiment l'inverse après le tollé suscité chez ses amis politiques et après avoir reçu l'association LGBT qui demande cette réforme.
En fait, c'est un virage à 180° d'un jour à l'autre !! c'est rassurant...

Outre le fait qu'il n'avait pas besoin de dire aux maires qu'ils pouvaient se faire remplacer , la loi permet depuis longtemps de déléguer la célébration des mariages à des adjoints voire des conseillers municipaux et c'est une pratique courante et acceptée, j'observe que ce qu'il dit à des élus du peuple cède aussitôt dès qu'il reçoit, et dans l'instant, pas dans 8 jours , une association, certes respectable mais qui représente une petite minorité de citoyens .
Il fait bon être maire et être pris pour des ... (censuré) .
dessin Delucq
Plus inquiétant , c'est cette propension à reculer tout en assurant que le programme sur lequel il a été élu sera scrupuleusement respecté .
Passe encore pour ce programme dont la moitié des Français d'ailleurs ne veut pas mais quand il s'agira de prendre des décisions engageant ou susceptibles d'engager l'avenir de la Nation, les intérêts supérieurs du pays ...peut on être certain de la fermeté des décisions qui seront alors prises ?
Là est l'inquiétude .
A tout le moins c'est une erreur de communication magistrale .
Une de plus...

Mais finalement , François Hollande a de la chance , ses amis Copé et Fillion ont très gentiment accepté de faire diversion pour détourner l'attention et lui sauver la mise .
Parfois on a l'impression qu'ils se battent des deux côtés pour nous faire regretter Nicolas Sarkozy .
Le drame de Gaza, une fois encore , une fois de plus et une fois de trop:

J'ai pris cette photo en mars 2009 sur un mur de la Demeure du Chaos à St Romain au Mont d'Or
et la suivante aussi:

tout cela sans commentaire ; les murs sont parfois des cris à se boucher les oreilles.
Cliquez là : http://www.demeureduchaos.com/
...et vous entendrez un tumulte assourdissant.

extrait d'un mur de la demeure du Chaos à St Romain au Mont d'Or ( Rhône)

A toi la stupeur immobile de ma joie
Mon sourire de marbre blanc
Mon regard lavé dans la source du sous-bois
A toi mes mains de ville ouverte
A toi mes genoux d'écureuil
A toi ma voix la plus lointaine
A toi tout ce qui tisse nuit et jour à travers moi
A toi la lagune où nous nous sommes connus
A toi les revenants du soleil
A toi ces palais de lilas dans nos yeux
A toi tout ce qui est tout
Ce qui change
A toi
L'explosion de la perle au coeur de l'oiseau noir
rAlain Jouffroy "1947/1998"
( in "C'est aujourd'hui toujours" )

une forêt de mâts...

les bateaux sont rentrés, enfin quelques uns , il y en a tellement peu qui sortent en mer !

le port attend la nuit
J'en avais parlé ici, il y a deux ans environ, peu après la naissance de ce projet d'aide dans des pays en difficulté par l'octroi de micro-crédit à des micro entrepreneurs .
Certes ce n'est pas la première initiative dans le genre mais elle fonctionne bien et sur un mode original.
L'évoquer à nouveau fera découvrir à ceux et celles qui ne connaissent pas cette association à but non lucratif et décidera peut être d'autres à participer à un projet .

La contribution minimale est peu élevée : 20 euros ! l'avantage est qu'une fois remboursé ( je l'ai toujours été jusqu'alors) , il est possible de réinjecter la somme récupérée dans un autre projet: en pratique avec la même somme , on peut prêter indéfiniment ; l'idéal étant d'en mettre un peu plus à chaque fois mais ce n'est pas une obligation.
Le site de Xetic est très bien fait , facile à consulter et assorti d'une aide didactique d'une grande clarté, c'est ici : www.xetic.org
Voici un exemple de projet :

Alors pourquoi attendre ?
Enfin, on pouvait le croire jusqu'à la Toussaint si l'on se fie à ces quelques images qui datent du 27 octobre

le long des berges du fleuve , des haies d'aubépine ont refleuri

alors que les branches sont chargées de cenelles , gentiment appelées "poires à bon dieu" au goût douçâtre avec un gros petit noyau, des fleurs ont surgi, sans doute sous l'effet d'un redoux durable en cette fin d'automne .

mais ne vous fiez pas à la rougeur des petites poires ci dessus, la plupart avaient gélé avant le redoux et, au goût étaient blettes et peu apétissantes .
L'arboriculteur chez qui j'achète mes pommes me disaient que ce phénomène était le signe que la plante , à un moment , avait souffert; cela arrive parfois à ses pommiers ; la fleur est elle la consolation de l'arbuste ?
Il n'empêche , la nature offre souvent des surprises , quand on veut bien lui prêter attention .
11 novembre , fin de la 1ère guerre mondiale, hommage à ces jeunes soldats tombés pour notre liberté .
Aujourd'hui, je relis ce poème poignant d'Alan Seeger , (1888-1916) , un jeune américain licencié de Harvard engagé dans la Légion Etrangère et mort au combat le 4 Juillet 1916 à l'âge de 28 ans. A Belloy en Santerre dans l’Aisne...
I have a rendezvous with Death
At some disputed barricade,
When Spring comes back with rustling shade
And apple-blossoms fill the air --
I have a rendezvous with Death
When Spring brings back blue days and fair.
It may be he shall take my hand
And lead me into his dark land
And close my eyes and quench my breath --
It may be I shall pass him still.
I have a rendezvous with Death
On some scarred slope of battered hill,
When Spring comes round again this year
And the first meadow-flowers appear.
God knows 'twere better to be deep
Pillowed in silk and scented down,
Where Love throbs out in blissful sleep,
Pulse nigh to pulse, and breath to breath,
Where hushed awakenings are dear ...
But I've a rendezvous with Death
At midnight in some flaming town,
When Spring trips north again this year,
And I to my pledged word am true,
I shall not fail that rendezvous.

J'ai un rendez-vous avec la Mort
A quelque barricade disputée,
Quand reviendra le printemps à l'ombre murmurante
Et que les fleurs des pommiers voltigeront dans l'air .
J'ai un rendez-vous avec la Mort
Quand le Printemps ramènera les beaux jours.
Il se peut qu'elle me prenne la main
Pour me conduire à son obscur domaine;
Et qu'elle me ferme les yeux, qu'elle arrête mon souffle;
Il se peut aussi que je passe encore près d'elle.
J'ai un rendez vous avec la Mort
Sur les pentes bouleversées de quelque colline
Quand le Printemps reviendra nous rendre visite
Et que s'épanouiront les premières fleurs des prés.
Dieu sait qu'il serait plus doux d'être étendu
Au creux des coussins dans la soie parfumée
Où l'Amour palpite en un repos délicieux
Pouls contre pouls, et souffle contre souffle.
Mais j'ai un rendez-vous avec la Mort
A minuit dans quelque ville en flamme,
Quand le Printemps remontera vers le nord,
Et je serai fidèle à la parole donnée,
Je ne dois pas manquer ce rendez vous.
Le lire et se souvenir
Toulouse réussit aux avocates .
Peut être avez vous entendu parler dans la presse ou vu dans l'émission " Vous trouvez ça normal" de la semaine dernière, l'extraordinaire histoire de Luisa del Busto Gomez qui, à 84 ans , est devenue avocate et a prêté serment devant la Cour d'Appel de Toulouse .

Quatre vingt quatre ans !
Son histoire, que je connais bien par des procches qui sont ses amis et l'ont accompagnée dans cet effort, est brièvement résumée ici sur le site de France 3 Midi Pyrénées ( cf. aussi le blog "Actualités du droit" de son confrère lyonnais Gilles Devers dans son billet du 1er novembre) .
En deux mots , elle a repris ses études , elle qui n'avait que le certificat d'études , et a passé deux maîtrises de droit pour devenir avocate , réalisant ainis une promesse faite à son mari décédé, héros de le Résistance et ancien déporté après avoir été un combattant républicain espagnol.
Comme elle le dit , une revanche aussi pour elle qui, à 11 ans, a fui Barcelone en 1939, à pied, jusqu'à la frontière pendant la Retirada de triste mémoire et qui a dû se passer de faire des études .

la prestation de serment devant la cour d'appel de Toulouse
Et si ce n'était que cela !
En 2011, Luisa del Busto Gomez , a été reçue comme avocate au barreau de Barcelone ...après avoir dû repasser tous les examens correspondants , ses diplômes français n'étant pas validés en Espagne !
Vous avez bien lu ?
Et pour ceux qui lisent l'espagnol (à moins que ce soit du catalan) , voici l'article du journal El Periodico de novembre 2011 qui a rendu compte de son inscription comme avocate au barreau de Barcelone
Un seul commentaire possible : Admirable et quel exemple !!!
Je disais "Toulouse et les avocates", il y en une autre dont il faut rappeler le souvenir, maître Marguerite Dilhan (1876-1956) est devenue avocate en 1903, et, semble t'il, la première en France si l'on en croit la plaque commémorant sa mémoire, rue Gratien Arnoult, tout près de la basilique Saint Sernin :

et voici l'immeuble où elle vécut:

On ne saurait trop suggérer aux jeunes avocates toulousaines , après avoir prêté serment devant la cour d'appel, de passer rue Gatien Arnoult pour rendre un hommage discret à leur illustre consoeur , ou d'aller muser nonchâlamment dans la rue qui porte son nom, avec leur galant si le coeur leur en dit, sur la rive gauche du Touch, près du chemin de Tournefeuille.
addendum
Pour en avoir le coeur net, j'ai cherché un peu pour vérifier si Marguerite Dilhan a bien été la première femme avocate en France .
Merveille de l'internet, j'ai trouvé sur le site "Guillotine" un article fort bien documenté qui établit que la primauté dans l'ordre revient Mme Olga Petit ( en fait, d'origine russe , née Scheïna Léa Balachowsky) .
Plutôt que de le reproduire en entier, je renvoie ceux et celles qui le voudront , d'abord sur la page qui retrace l'historique de l'accès des femmes au barreau et ensuite sur celle ci qui rend à Marguerite Dilhan le privilêge d'avoir été la 1ère femme avocate à plaider devant une cour d'assises.
Quel mérite ont elles eu et que de courage !
Mais pour en revenir à Luisa del Busto, Louise Gomez , elle est certainement la première femme a devenir avocate à un âge aussi avancé et dans deux pays différents .
En cela , sa gloire et son mérite sont à la hauteur de ceux de ses jeunes consoeurs du début du 20ème siècle .
Bravo Louise, buen viaje y buena suerte !