Façade
Façades

Une belle façade , dans une vieille ville, dans le sud
Trop serrée entre deux immeubles sans relief ni saveur mais quelle harmonie en elle même..

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Façades

Une belle façade , dans une vieille ville, dans le sud
Trop serrée entre deux immeubles sans relief ni saveur mais quelle harmonie en elle même..

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Dans un quartier ancien de cette belle ville du Sud...

Je n'ai pas vu d'inscription sur le socle mais l'oeuvre est très certainement de Maillol
La grâce de cette statue dans la ville , belle jeune femme aux formes pleines et sensuelles

La grâce de cette statue dans la ville , belle jeune femme aux formes pleines et sensuelles , typique du style du génial sculpteur catalan ,Maillol (1861-1944) dont la bastide , transformée en petit musée, se visite à Banyuls; j'en avais dit deux mots dans un billet en 2011.
Il n'y a pas que les purs sang qui sont racés , j'aime aussi les chromes et les reflets de ces belles montures modernes :

mais il n'y pas que les Harley qui étincèlent quoique aucune ne me laisse indifférent tant elles ont de classe dans toutes leurs customisation:

moto X , hélas , je n'ai pas pu relever sa marque

Donne un cheval à celui qui dit la vérité : il en aura besoin pour s’enfuir.
(proverbe arabe)

1987 - Le Puy en Velay - jeune pur sang arabe et sa jeune cavalière
Quand les chevaux du temps s'arrêtent à ma porte.
J'hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c'est de mon sang qu'ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un oeil reconnaissant
Pendant que leurs long traits m'emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu'une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu'il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu'un jour où viendrait l'attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer.
Jules SUPERVIELLE
(1884-1960)
Cheneau ou gouttière , le nom exact n'est il pas plutôt descente de gouttière pour cet élément d'architecture rencontré au cours de mes périgrinations dans la ville du sud où j'aime souvent flâner ?
Objet du quotidien mais beau, protégé et insolite : en terre cuite vernissée , protégé par une armature en fer forgé .


Dans le même genre utile et dans la même rue mais dans un autre temps , on faisait dans la gargouille :

Comme annoncé dans le billet précédent , " l'Histoire des Seigneurs de Gavre " est un superbe exemple de la variété d'inspiration des miniaturistes du 15ème siècle , un vrai chef d'oeuvre au milieu d'un ensemble qui en compte des quantités .
Ce qui le distingue est non seulement son sujet - une histoire romancée de chevalerie , illustrée par des miniatures ce qui en fait une des toutes premières bandes dessinnées de l'histoire - mais également le style très particulier du miniaturiste , un style très moderne , presque expressioniste, aux caractéristiques très marquées et en tout cas très expressif.

le trait est incisif , il n'y a pas d'ombres , c'est la couleur qui détermine la densité , le dessin est rehaussé au pinceau de couleurs délayées; à la différence de ses contemporains , l'auteur n'utilise qu'une technique : le dessin aquarellé et qu'un support , le papier au lieu du parchemin habituel.
La ligne est anguleuse , les personnages ont un profil aigu et leurs membres , démesurés et pointus , traduisent une véritable exubérance expressive .
Aucun risque de confondre le Maitre de Wavrin avec un autre artiste : son style entre tous reconnaissable , est unique :

Le manuscrit a été commandé en 1456 par Jean de Wavrin qui vivait en Flandre bourguignonne; le manuscrit raconte les aventures de Louis de Gavre , personnage de fiction situé au 13ème siècle.
Réalisé sur papier , il est illustré de 96 miniatures à l'encre aquarellée, de la main d'un auteur inconnu, nommé depuis le Maître de Wavrin.
Les planches présentées en fac similé dans l'exposition sont autant de petits chefs d'oeuvre , souvent drôles ou humoristiques , pleines de dynamisme : l'action y est véritablement animée comme dans une bande dessinée moderne des meilleurs maîtres conremporains .
C'est ainsi que le récit est découpé en cases de taille égale, chacune assortie d'un commentaire expliquanr la scène et, comme dans les BD modernes , le héros , Louis, se déplace toujours dans le même sens , de gauche à droite , selon la règle moderne posée par Hergé lui même qui ne la transgressait pas souvent .
Pas possible de raconter toute l'intrigue mais la reproduction de quelques miniatures au gré du récit donneront une idée de ce petit chef d'oeuvre, voilà ce que je vous propose :


le tournoi entre Louis de Gavre et son ennemi Cassiodorus

Ydorye est l'aimée de Louis de Gavre

la belle Ydorye dans sa chambre ; la servante perce la cloison pour l'espionner

bon, déjà des voyeurs en ce temps là !

et ainsi de suite ; ne pas hésiter à visiter , pour ceux qui le pourront , cette splendide exposition.
Quant à l'histoire du chevalier Louis de Gavre et de la belle Ydorye , elle finit bien, ils marièrent etc, etc..

J'ai évoqué dans le billet précédent l'art de la miniature en me référant à la magnifique exposition présentée fin 2011 à la bibliothèque Royale de Belgique à Bruxelles ; dans des salles à lumière très tamisée et sous des vitrines, ce sont plus d'une centaine de livres enluminés qui étaient présentés ainsi que quelques reproductions de certaines pages car, c'est facile à comprendre , ces livres ne se feuillettent pas et ne présentent qu'une double page .

...difficile à photographier dans la pénombre et dans le dos des gardiens ...
Quelques artistes émergent par leur talent très supérieur ; le plus connu est Rogier van der Weyden (1400 ?-1464) plutôt célébré comme un peintre exceptionnel et dont on ne connaît qu’une enluminure illustrant les Chroniques du Hainaut de Jean Wauquelin en 1447 :

Rogier van der Weyden (1400-1464) - illustration des Chroniques de Hainaut de Jean Wauquelin
Le grand artiste de l’enluminure à cette époque est Simon Marmion (1425-1489) avec une œuvre majeure « les Sept Ages du monde »:

se détachent également à la même époque Liévin van Laethem (1430-1493) - Jean le Tavernier - Honoré Bovet - Willem Vrelant (?-1481)...

extrait des Chroniques de Hainaut: Radbod emporté par des démons sous les yeux de St Offran
Notez que les Flandres n'ont pas le monopole de l'enluminure , dans le royaume de France , par exemple , des chefs d'ozeuvre sont produits tels "Les très Riches Heures du duc de Berry " ou "Le Livre de la Chasse" de Gaston Phoebus (vers 1387) présenté en ce moment au Musée de Cluny à Paris,mais ce n'est pas le thème de l'exposition.
comment était fait un livre d'enluminure et par qui ?
Le support , avant l'invention de l'imprimerie , était le parchemin : peau de mouton ou de veau; le velin était le support de qualité supérieure, fabriqué avec la peau de veaux mort-nés.
Chaque phase de la réalisation de l'ouvrage est assurée par un intervenant spécialisé :

parcheminier copiste
le parcheminier prépare le support
le copiste trace les lignes à la règle et détermine l'emplacement des lettrines, des miniatures puis copie le texte, .
Les premiers copistes étaient des religieux ; ils écrivaient dans la seule pièce chauffée de l'abbaye ( ouille !!), le scriptorium mais très rapidement , dès le 13ème siècle, des ateliers civils sont apparus en même temps que s'élargissaient les thèmes des ouvrages .

miniaturiste relieur
le miniaturiste réalise les miniatures et la décoration des marges
le relieur rassemble les cahiers et donne une couverture au livre
les couleurs sont préparées à partir de pigments : extraits de végétaux , substances animales (corne ; coquille, insectes...) ou minérales ( parfois des pierres précieuses pour les ouvrages les plus somptueux: or, argent...).
Une couleur nécessitait trois ingrédients : le pigment, l'eau et un liant (jaune ou blanc d'oeuf, gomme arabique, colle de poisson, etc ..).
l'écriture :
Calligraphiée avec une plume d'oie, elle varie fortement selon l'époque et le lieu ; on en distingue trois principales:
Si les sujets de ces ouvrages étaient majoritairement religieux , dès le 12ème siècle, les thèmes se sont élargis en abordant des domaines profanes : éducation, cuisine, astronomie, romans de chevalerie ...
Un bon exemple est l' "Histoire des seigneurs de Gavre" , un roman de chevalerie produit en 1456 en milieu bourguignon.
Conservé à la Bibliothèque Royale de Belgique, il est présenté à l'exposition et illustré par de nombreuses reproductions de ses enluminures .
Ce sera le sujet du prochain et dernier billet sur cette exposition qu'il faut aller voir quand on peut se rendre à Paris .
Une remarquable exposition de miniatures flamandes était présentée à la bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles jusqu’au 30 décembre 2011.Elle le sera à la bibliothèque nationale de France à Paris du 6 mars au 10 juin 2012.
Les livres, avant l’invention de l’imprimerie, étaient des objets de luxe écrits à la main sur des parchemins et richement décorés, souvent à chaque page.

un livre enluminé : "les sept âges du monde" - enluminures de Simon Marmion (1425-1489)
Les miniatures sont les petits tableaux illustrant un épisode du texte.

une miniature pleine page : 1467 - Arbre des batailles - Honoré Bovet (1345/1350-vers 1410)

idem - détail
la lettrine est la décoration d’une lettre , en général la première de la page

des bandes décoratives en couleur ornaient le bord de certaines pages


Liévin van Lathem (1430-1493) détails
L’ensemble de ces illustrations constituent les enluminures .

Liévin van Lathem : une des enluminures de "l'estrif de la Fortune et de la Vertu" de Martin le Franc
Le 15ème siècle dans le nord de la France est une période charnière, celle de l’humanisme naissant et de la puissance des ducs de Bourgogne dont les territoires englobent la future Belgique et une partie des Pays Bas actuels. La puissance de cette noblesse , la richesse de leurs provinces fondée principalement sur le commerce florissant des Pays Bas méridionaux a favorisé un essor sans précédent de l’art de l’enluminure.
....mais je vous en dirai un peu plus dans le prochain billet .

Ceux qui parcourent de temps à autres ce blog savent à quel point les lois dites "mémorielles " et tous les textes visant à instrumentaliser l'Histoire me font hurler ; en clair , j'estime insupportable que la loi définisse ce que doit être l'Histoire .
Las ! certains de nos inénarrables parlementaires ont une bien autre conception de l'Histoire, la plupart du temps empreinte de visées électoralistes ou parfaitement démagogiques .
La plus belle , la plus récente et la plus navrante preuve en est cette loi d'une obscure députée des Bouches du Rhône , Mme Machin (j'ai pas noté son nom) qui a fait adopter le 23 janvier sa proposition de loi ".visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus ».; plus précisément, c'est le génocide arménien "reconnu" par une loi de 2001 qui était concerné au premier chef.
Après l'avoir véhémentement dénoncé (cf.mes billets des 22/12/2011 et 8/1/2012...) et je n'étais, évidemment, ni le seul ni le premier, on avait prédit à ce texte idiot une vie très courte tant il ne pouvait que tomber sous la censure du Conseil Constitutionnel , voire, plus fort encore, de la Cour Européenne de sauvegarde des Droits de l' Homme.
Cela n'a pas manqué ; saisi par des parlementaires de toutes tendances ( il y a quand même des esprits éclairés là haut !) , le Conseil Constitutionnel a censuré la loi au motif (j'abrège) qu'elle constituait une entrave à la liberté d'expression et qu'elle était contraire aux dispositions de l'article XI de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen .(décision n° 2012-647 DC du 28 février 2012).
Ouf et bravo!
Le CC va même plus loin en déniant à la loi de 2001 qui avait reconnu le génocide arménien le caractère normatif :« Une disposition législative ayant pour objet de ‘reconnaître’ un crime de génocide ne saurait, en elle-même, être revêtue de la portée normative qui s'attache à la loi ». Donc cette loi n’a pas valeur de loi.
Et pan sur le bec !
Et croyez vous que tout le monde a compris ?
Que nenni ! notre sémillant Président a annoncé derechef qu'un nouveau texte serait prochainement présenté !
Impayables, ils sont impayables ; il faut savoir que la dame Machin à l'origine du texte (certainement avec la bénédiction de Nicolas imperator d'ailleurs ) avait le souci des intérêts de la forte communauté arménienne de sa circonscription ( tiens, tiens , y aurait pas des élections législatives dans l'air ?).
Je me faisais une autre idée de la politique ; elle doit pourvoir à l'administration de la cité et au bien être de ceux qui y vivent , pas à l'aménagement des petites commodités de ceux qui en font.
nicéphore ravi et outré
Perseverare diabolicum !
Bon, j'suis un peu à la ramasse , aujourd'hui, aucun sujet qui m'inspire , et le rédacteur en chef qui me tanne pour que je sorte un billet.
Allez , clic clac , un peu de fun pour vous chausser pour les beaux jours , voici ce qu'on voit sur les parquets (1):

ou jaunes et vertes si vous préférez...

nicéphore - fashion victim
(1) parquets des terrains de basket , vous aviez deviné !
Tête bêche

Tête bêche : Couchées (pour des personnes) ou posés (pour des objets) côte-à-côte en sens inverse.
Mais comme l'étymologie en est intéressante...
L'utilisation initiale de cette locution adverbiale (apparue sous cette forme au début du XIXe siècle) ne se faisait que pour des personnes couchées avec les pieds de l'une près de la tête de l'autre et inversement.
Par extension, elle s'est ensuite appliquée également aux objets posés parallèlement et inversés.
Les premières versions de cette locution datent du XVIe siècle où on trouvait aussi bien "à béchevet", qui voulait dire "à double tête", que "teste à teste beschevel", un jeu de Gargantua.
Béchevet (ou beschevel) est construit à partir de 'bes' (deux) venu du latin 'bis' que l'on utilise toujours, et de 'chevet' venu du latin 'capitium' lui-même venu de 'caput' qui désignait la tête.
La locution d'origine n'étant plus comprise, elle s'est transformée pour devenir celle d'aujourd'hui.
(source: expressio.fr)
Ces deux cygnes sont ils : "tête bêche " ?
Peu importe , ils étaient là quand nicéphore sur son vélo perché est alors passé et clic clac ! dans la boite .

Y a pas que les peoples, les détenus ou les marins qui se font tatouer, les sportifs aussi , enfin, certains , à l'image de ce bellâtre de Beckham ; mon p'tit Canon peut pas s'empêcher d'en croquer au passage ; faut aller vite quand ils décorent l'anatomie des basketteurs car les drôles , qu'est ce qu'y courent vite !
Petits échantillons:



"tel père, tel fils ..."
Y a pas à dire , certains sont assez réussis , comme ce masque vénitien.

"la famille d'abord " ?

A suivre , il y en aura d'autres sur les parquets , plus faciles à mettre dans la boite de mon Canon que ceux qui ornent le creux des reins d'Angelina Jolie (réf. Gala , Voici et autres ...)
Un peu de politique dans cette période de débats passionnants....

Tant que ce n'est pas une croisière vers la Grèce....
Tout à fait dans la note du billet précédent , l'excellent dessin de Dubouillon !

N'en déplaise à mon docteur , maintenant que les grands froids sont passés , j'ai repris ma bicyclette ; pas ce vélo de pépère :

mais plutôt une fringante machine de ce type:

bien équipée des meilleurs pneus , des Michelin, évidemment .

Sur la route , je suis prudent :

le soir également :

le vélo , c'est agréable , on fait parfois des rencontres sympathiques :

mais c'est aussi "très sport" :

(oui, c'est bien moi sur Liberia )
parfois acrobatique

et même "artistique :

affiche de Henri de Toulouse Lautrec -1896 - pour les cycles Michaël
et c'est un gage de longévité si l'on en juge par l'extraordinaire performance de Robert Marchand , un centenaire qui vient de rouler à plus de 24km/h de moyenne pendant une heure .

Chapeau , l'ancien quel cycliste ne voudrait pouvoir vous imiter un jour ..
Aïe , faudra que je vois , un jour sans vent et sur le plat, combien je roule en une heure moi qui suis loin encore d'être centenaire !
nota : toutes les affiches reproduites sont extraites du catalogue de l'exposition du Centre de l'Affiche Mairie de Toulouse en mai 1998 sur le thème de "La Petite Reine" et font partie de ses collections .