Beauté
Aristide Maillol (1861-1744)
Simplicité des formes , splendeur du bronze,hommage à la féminité... tout est dans si peu, la beauté selon Maillol.
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Aristide Maillol (1861-1744)
Simplicité des formes , splendeur du bronze,hommage à la féminité... tout est dans si peu, la beauté selon Maillol.
Sur le petit marché de produits locaux de mon quartier , un commerçant déployait depuis plusieurs semaines un modeste étal de vente de masques et de quelques autres babioles mais surtout des masques puisque son petit commerce en boutique était fermé pendant le confinement car n'entrant pas dans la catégorie .
Ce matin, il avait disparu.
Explication de son voisin, le vendeur d'olives (denrée essentielle pour accompagner les apéros interdits...) : il a été sommé par les autorités (qui ? police nationale , municipale ?) de déguerpir car ne vendant pas de produits essentiels .
Vous croyez que je blague ?
Pas du tout ! Le marchand d'olives que je tiens pour un garçon sérieux (vu que ses olives sont délicieuses ) n'a rien inventé .La loi et les mesures d'urgence sanitaire ont suscité pléthore de petits chefs qui en font leur interprétation personnelle; rappelons nous les verbalisations absurdes du temps de l'attestation obligatoire lors du 1er confinement .
Et oui, les marchands de vins et spiritueux (où je m'arrête de temps en temps ) vendent des produits essentiels mais les masques n'en étant pas..., à la maison, tricheur! Non mais !
Avant le numérique il y avait l'argentique, la photographie moins prolifique car il fallait soit confier ses films à un laboratoire et cela avait un coût et donc mitraillait moins soit développer ses films et tirer les images sur papier ce qui permettait de faire un tri des meilleures images en scrutant le film négatif.
Je parle du noir et blanc, la technique la plus accessible pour l'amateur; pendant longtemps (je n'ose dire combien d'années...) c'est ainsi que j'ai produit mes photos en noir et blanc; j'ai apprécié cet artisanat de l'image , me prenant parfois très modestement) pour un artiste .
Voici, parmi d'autres quelques exemples dont la publication sur le net ne rend pas suffisamment tous les contrastes ou les nuances mais peu importe .
CSIO de Reims
1987 - Foire aux chevaux de Fay sur Lignon (Hte Loire)
1983 - Pâques au brouillard dans le Velay
1987 - travail à la longe
Ainsi, quand on l'a réalisée de bout en bout, chaque photographie a son histoire et porte un souvenir .
le geai des chênes au bain
Garrulus glandarius, comme son nom l'indique, se nourrit principalement de glands et il ne dédaigne pas se tremper dans l'eau.
Tous les oiseaux en éprouvent le besoin pour nettoyer leur plumage et se débarrasser de parasites ;ils ont besoin d'eau toute l'année et surtout pour s'abreuver .
Pensez y, offrez leur une petite coupelle mais pas à la portée du chat!
J'ai pris ces photographies dans un parc; en pleine nature , le geai est un oiseau plutôt farouche qui ne se laisse pas approcher facilement . Là , un 200mm de focale a suffi.
Le numérique n'enlève rien à la qualité des images en noir et blanc; ici, trois images récentes avec un Eos Canon.
Demain ou après-demain trois autres du temps de mes tirages en argentique .
Le musée des Confluences à Lyon
Contemplation
Venise , encore .
En 2013, l'église San Sebastiano située dans le quartier du Dorsoduro était encombrée par les échafaudages des restaurateurs des fresques de Véronèse.
La décoration des murs, de la sacristie et des plafonds avait été confiée à Véronèse en 1553; il y consacra, en plusieurs séquences , 15 ans de sa vie ; il a été inhumé dans cette église dont l'intérêt majeur est constitué justement pr ssa décoration intérieure.
Lors de ma visite, la restauration était bien avancée mais pas encore terminée . Les parties restaurées font ressortir l'extraordinaire palette de couleurs du maitre vénitien.
A l'époque,dans ce quartier un peu à l'écart, rares étaient les touristes .
la première photo qui m'a fait découvrir le talent de Robert Doisneau.
Il y a longtemps mais ma passion pour l'image argentique est ancienne...
depuis, j'en découvre encore et toujours avec le même ravissement .
Il y a quelques temps, le maire de Poitiers , Mme Moncond'huy s'est fendue d'une de ces réparties écologistes qui ferait le bonheur d'un grand bêtisier ou de "La Foire aux Cancres" si elle n'avait pas de résonances sinistres ; je la cite, ça vaut :
« Mettre dans la même phrase “rêves d’enfants” et le fait de sauver des clubs aériens, je trouve que ça a quelque chose d’indécent. […] Je crois que vous ne vous rendez pas compte des rêves dont on doit préserver les enfants. L’aérien, c’est triste, mais ne doit plus faire partie des rêves d’enfants. »
Vous avez bien lu, ce n'était pas une boutade dans une discussion de salon mais une prise de position en conseil municipal.
Dans le genre, même Goebbels n'aurait pas fait mieux !
Une fois de plus , je pense à cette réplique (de Gabin, je crois?) que si les cons se mettaient en orbite, il y en a qui tourneraient longtemps .
mon écologiste préférée...remarquez la couleur du vélo, pas le reste.
Non, c'est l'étiquette qu'il regarde , la légende est imprimé en petits caractères ...
Stéphanie Seymour par Richard Avedon - 1992
Je lis dans les gazettes :
"Dans certains départements du littoral, le masque est strictement obligatoire sur le sable. Dans d'autres, il ne l'est pas. La mesure est contestée."...
Il faut quand même en tenir une bonne couche (de sable) pour prendre des mesures aussi absurdes , sans aucun soutien scientifique ni étude démontrant un risque de contamination.
Manifestement, la lutte contre la pandémie a un contenu qui n'est pas seulement hygiénique et protecteur - et là, justifié - mais clairement liberticide par toutes ces mesure(ette)s assorties d'amendes .Quand on pense que l'absence d'attestation lors du premier confinement , pouvait être puni de prison en cas de troisième récidive !!! alors que quelques mois après le Conseil d'Etat avait fait savoir que l'attestation ne pouvait avoir un caractère obligatoire, on prend la mesure de l'incompétence de certains cercles dirigeants .
La Grand Place est le lieu emblématique de Bruxelles; j'aime déambuler dans cet espace , riche d'histoire, encadré par de somptueux bâtiments , sa galerie marchande , des brasseries typiquement belges .
Enfin, j'aimais car pour ce qui y d'y revenir, il faudra attendre...et en attendant , il reste les images.
Ainsi , les chapiteaux ornés de l'Hôtel de ville aux scènes très typées :
Ça commence mal !
Ça ne s'arrange pas...
Rien n'y fait...
Ah, quand même !
Une chope et tout s'arrange.
De même qu'à Milan où l'épidémie m'interdit une autre visite, je ne pourrai revenir à Venise où chacun de mes séjours m'a laissé de merveilleux souvenirs .
C'est ce tableau d'Antonello da Messina (1430-1479), inachevé , exposé au musée Correr situé sur la place San Marco qui m'y ramène et ravive mes regrets et ma nostalgie
Sa beauté poignante,touche profondément comme si l'artiste avait été interrompu définitivement: est il décédé avant de l'achever ? Je l'ignore .
C'est Antonello da Messina qui, dit-on, aurait apporté à Venise la technique flamande des Van Eyck de la peinture à l'huile ; plus vraisemblablement , il aurait amené de son séjour flamand des procédés encore peu ou pas connus par les peintres de la Sérénissime .
Quant à mon retour à Venise ...il me faudra être patient : tous ceux qui, comme moi, en sont privé depuis presque deux ans vont s'y ruer; j'ai choisi pour chaque visite une période en plein hiver et la fréquentation de la ville était supportable , le froid attire peu mais qu'en sera t-il demain ?
Je viens de lire dans un blog riche de contenu et d'une excellente tenue, un billet intitulé "Mort de Montaigne".
Le blog, dénommé OFF SHORE" est ici.
L'auteur s'indigne à juste titre de la dénaturation du texte des Essais de Montaigne et je partage sa réaction. Comme lui, je suis outré que , dans un manuel scolaire, on puisse déformer ainsi tout le sel de la langue de Montaigne et , partant, l'esprit de ses écrits .
Je cite ce billet par quelques extraits ci après , surtout pour vous inciter à vous reporter au blog de son auteur, il s'exprime infiniment mieux que je ne pourrais le faire au sujet de ce "massacre"
Citation :
"À la suite d'un extrait des Essais, publié dans un manuel scolaire destiné à des lycéens, on trouve la très belle mention suivante : Mise en français moderne par... ... ...Retenons néanmoins ceci : il ne s'agit nullement de s'en tenir à une simple correction orthographique permettant d'unifier/uniformiser un texte écrit dans une époque de plus grande liberté en la matière, ou de gommer des lettres étymologiques qui masqueraient le mot venu jusqu'à nous avec un visage un peu différent. Il s'agit bien plutôt d'un exercice de dénaturation de Montaigne au nom d'une lisibilité affadissante et traitresse (car ce serait réduire la difficulté de Montaigne à une question de pure forme. Où l'on voit le ridicule de la chose). Exercice de traficotage qui touche à la fois le vocabulaire et la syntaxe. Ainsi, Montaigne écrit, dans le Livre II, chapitre X :
Quant à mon autre leçon, qui mesle un peu plus de fruit au plaisir, par où j'apprens à renger mes humeurs et mes conditions, les livres qui m'y servent, c'est Plutarque, dépuis qu'il est François, et Sénèque. (collection Quadrige chez PUF)
La version du manuel donne ceci :
Quant à mes autres lectures qui ajoutent au plaisir davantage de profit, et où j'apprends à plier mon caractère et mes états d'âme, les auteurs qui m'enseignent et m'enrichissent sont Plutarque, depuis qu'il est traduit en français, et Sénèque.
Substitution de mots, ajouts, bouleversement de la syntaxe (et donc du phrasé de Montaigne) : la mise en français moderne est peu ou prou une traduction ! Cela signifie que Montaigne est un auteur traduit, et admis comme tel par l'institution censée défendre l'histoire de la langue et de la littérature de ce pays.....
....Le XVIe siècle français est donc tout à coup rejeté dans un temps si lointain qu'il devient un pays lointain, une contrée exotique. En procédant ainsi, c'est la pensée même de l'auteur que l'on trahit. Tous les arguments pédagogiques du monde ne peuvent suffire à justifier un tel traitement, à commencer par celui de l'accès facilité au texte....."
fin de citation
Je ne cite pas plus , c'est sans doute un peu trop déjà (j'espère que l'auteur ne m'en voudra pas...) .mais quel désastre et quel abandon!
Tiens, cela me fait penser , dans un autre domaine, à l'ajout de l'anglais sur les nouvelles cartes d'identité françaises; encore un agenouillement devant la perfide Albion.
Je ne suis pas un grand lecteur de Montaigne, je l'avoue et encore moins de Rabelais mais j'ai encore en mémoire les leçons de texte de mon professeur de français en classe de seconde, et son art de nous faire pénétrer dans la pensée de ces auteurs en disséquant une phrase tirée d'une de leurs oeuvres : quelle saveur il savait nous faire goûter !
C'est grâce à ces imbéciles que l'on doit en grande partie ce confinement général et ce n'est pas du racisme anti-jeune, passant en vélo sur ces quais , j'ai vu de nombreux adultes et plus s'y prélassant également.
Moyennant quoi, le taux d'incidence n'a cessé de grimper là où il y a quelques semaines il était inférieur à 200, il est actuellemnt près de 1000 dans de nombreux quartiers de la ville
Mais pourquoi se gêneraient ils , le maire de Lyon, l'ineffable khmer vert Doucet, s'est tenu en tête d'une manifestation de 4000 personnes , le préfet s'est refusé à faire évacuer les quais de la Saône où un rassemblement de plus de 300 personnes sans masque a été organisé grâce aux réseaux asociaux ...continuez et si vous êtes pris , vous à 11 km, paf...135 euros .
C'est peut-être dur, insupportable de ne plus pouvoir "faire la teuf" comme ils disent , de se priver de"se faire un apéro" mais la perspective d'une hospitalisation, d'une atteinte qui laisse des séquelles durables , du danger qui pèse sur des êtres chers, de tous âges d'ailleurs, tout cela ne vaut pas un effort sur soi?
Qu'en serait il si la France vivait ce que vivent des populations pas si lointaines où les enfants ne connaissent que le bruit des bombes et des rafales de mitraillettes ?
Allez Nicéphore , tu exagères !