Formi, formidable
Il a été formidable , hein ?
Puisque Carla le dit, après tout....

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Il a été formidable , hein ?
Puisque Carla le dit, après tout....

Et par Saint Georges , vive la Cavalerie !
ainsi se termine le toast des cavaliers mais souffrez, gentilles lectrices, que je ne vous en livre point les premiers termes un peu trop...cavaliers !
Demain, 23avril, on fête la Saint Georges, le patron des cavaliers .
Moi qui en suis et eu même l'honneur de servir au 9ème Hussards, je ne vous laisserai pas aller faire vos dévotions sans vous dire un mot de ce saint vénéré...dont l'existence est d'ailleurs pour le moins douteuse mais qu'importe, on va faire comme si et honni soit qui mal y pense !





Plus tard, Georges est victime des persécutions antichrétiennes de l'empereur Dioclétien. Il subit en Palestine un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices (brûlé, ébouillanté, broyé sous une roue, etc.), il survit miraculeusement et finit par être décapité.( réf. wikipédia).
















Un de mes poèmes préférés, que j'aime à me réciter quand...
vous comprendrez en le lisant...

Paul Jean Toulet n'a pas eu la notoriété que la qualité de ses vers méritait, sans doute parce que leur originalité, ses aphorismes, la sobriété de ses poèmes quoiqu'ils fussent finement ciselés, ne s'inscrivaient pas dans les tendances littéraires de son époque .
Comme je lui levais sa jupe, curieux
De voir son bas plus rose où le jarret l'affleure,
"Fumez plutôt, mon cher.Fleurter, ce n'est pas l'heure",
Me dit elle immobile, "et soyons sérieux".

Je ne me lasse pas de relire les Contrerimes de Paul Jean Toulet (publiées en 1920), les Chansons , les Dizains; la puissance évocatrice de ses vers , l'originalité de ses rimes et cet air de ne pas être sérieux tout en distillant une douce mélancolie ou une franche allégresse me charment à chaque lecture.
Pour rester dans cette veine,faites un tour sur le site...d'Aliscan qui m'honore de temps à autre d'aimables commentaires; c'est tout simple: clic sur le lien côté gauche de ce billet et vous vous retrouverez sur "Qui a le temps a la vie" blog "sur le temps et la mélancolie";vous serez, j'en suis sûr, sensibles au charme et à la poésie de son contenu, outre qu'il est fort élégamment présenté, ce qui vous changera du côté rustique des fenêtres nicéphoriennes.
Et Bella ?
A Londres je connus Bella,
Princesse moins lointaine
Que son mari le capitaine
Qui n'était jamais là.
Et peut-être aimait-il la mangue ;
Mais Bella, les Français
Tels qu'on le parle : c'est assez
Pour qui ne prend que langue ;
Et la tienne vaut un talbin.
Mais quoi ? Rester rebelle,
Bella, quand te montre si belle
Le désordre du bain ?
Quand je vous disais que Paul Jean Toulet n'était jamais insipide !
On voit de tout dans un port; c'est le bout de la route pour ce fier navire; même la lumière de l'été n'effaçait pas la tristesse de cette fin annoncée...




Il se sera perdu le navire archaïque aux mers où baignèrent mes rêves éperdus;
et ses immenses mâts se seront confondus dans les brouillards d’un ciel de bible et de cantiques.
Un air jouera, mais non d’antiques bucolique, mystérieusement parmis les arbres nus; et le navire saint n’aura jamais vendu la très rare denrée aux pays exotiques.
Il ne sait pas les feux des havres de la terre. Il ne connait que Dieux,
et sans fin solitaire, il sépare les flots glorieux de l’infini.
Le bout de son beaupré plonge dans le mystère.
Aux pointes des ses mâts tremblent toutes les nuits, l’argent mystique et pur de l’étoile polaire.
Antonin Artaud 1913

Musique dans ce billet

Une fanfare est un ensemble de musiciens dont les instruments sont exclusivement des cuivres accompagnés occasionnellemnt de percussions.
La batterie-fanfare est un type de fanfare historiquement composée uniquement d’instruments d'ordonnance : clairons, trompettes de cavalerie et tambours ainsi que de cors de chasse.
Seuls les instruments à sons naturels, c’est-à-dire dont la note est formée par le musicien sans l'utilisation d'aucun mécanisme (piston, clef, coulisse ...) sont admis.
Un orchestre d'harmonie (ou harmonie) est un ensemble musical regroupant la famille des bois, la famille des cuivres et la famille des percussions, (à ne pas confondre avec la fanfare formée uniquement de cuivres et de percussions). Son répertoire comporte beaucoupd'arrangements, mais certains compositeurs ont écrit et mis en valeur cette formation.
Elles animent la cité, on se plait à les écouter, on fredonne en cadence, on se mire dans le reflet des cuivres, un air de fête , hiver comme été :









J'aime assez cette sereine évocation de certains de mes congénères:

"Parmi les principales mesures annoncées dans le cadre de la réforme de l'Etat, 35 000 postes de fonctionnaires partant à la retraite en 2009 ne seront pas remplacés, contre 23 000 en 2008. Cette mesure pourrait entraîner un gain de productivité de 5 %."
Citation journalistique ( source : service de presse de Matignon).
On rigole, on peut, non ? pas des fonctionnaires mais de la productivité annoncée... vous supprimez X emplois, vous laissez à ceux qui restent les mêmes charges et la productivité augmente de 5%: magique , n'est il pas ?
Alors ce n'est pas 35 000 de ces bons à rien qu'il faut ne pas remplacer mais 70 000 et on aurait alors + 10 % de productivité.
Système bréveté AGDG (Avec Garantie Du Gouvernement )
Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas rassuré; le Stade Toulousain rencontre au Stadium les Gallois des Cardiff Blues emmenés par l"ancien stadiste et ex capitaine de l'équipe de Galles, l'excellent Gareth Thomas
Comme les Toulousains n'ont pas particulièrement brillé ces derniers temps, j'hésite à parler de laminage, d'essorage et autres actions nettoyantes, brossantes ou décapantes.
Disons qu'une simple victoire par 30 points d'écart serait de nature à me rasséréner....
Et puis j'ai de la sympathie pour ces Gallois: c'est eux qui ont éliminé le stade français de la compétition, ! Nice, isn'it ?


Je tombe sur l'épitaphe de Mathurin Régnier , un poète de la Renaissance, plus très connu, né à Chartres en 1573 et décédé en 1613 .
" J'ai vécu sans nul pensement,
Me laissant aller doucement
A la bonne loi naturelle,
Et si m'étonne fort pourquoi
La mort daigna songer à moi,
Qui n'ai daigné penser à elle."
C'est assez bien tourné et teinté d'un bel humour surtout pour l'ecclésiastique qu'il était .

En 1596, alors qu'il se trouve à Paris, il devient un des poètes attitrés de Henri IV et chante dans ses vers la beauté de Gabrielle d'Estrées, la maîtresse du Roi .


Revenons à ce bon Mathurin Régnier.
Il fut nommé chanoine de la cathédrale de Chartres en 1609 ce qui ne l'empêchait pas de mener bonne vie et bonne chère, fréquentant les cabarets dont la célèbre taverne de la Pomme de Pin et appréciant fort les plaisirs de l'amour.
S'en étonnera t-on? il fut plusieurs années le secrétaire particulier du Cardinal de ...Joyeuse!
Pour autant, il fut le premier poète satirique de langue française et, dit on, un latiniste distingué, grand lecteur des auteurs de son temps, de Montaigne qu'il admirait , de Rabelais et des auteurs de la Pléïade alors qu'il combattit Malherbe dont il détestait la raideur poétique.
Ses oeuvres les plus connues sont les 19 Satires qu'il écrivit de 1608 à 1613 .En voici quelques bribes:
..."En forme d'échiquier les plats rangés sur table
N'avaient ni le maintien ni la grâce accostable
Et bien que nos dîneurs mangeassent en sergents,
Outre ses Satires, il écrivit, pour Henri IV en particulier des Elégies
C'est lui qui disait aussi :
" Estimez vos amants selon le revenu."
ou encore : " ...car c'est honte de vivre et de n'être amoureux..."
et même : "le sage sait se vendre où la sotte se donne..."
mais , mieux : " nous sommes du bonheur de nous mêmes artisans et fabriquons nos jours ou fâcheux ou plaisants "...
Sa popularité ne se démentit guère jusqu'au 19ème siècle; Alfred de Musset lui rendit d'ailleurs un bel hommage dans son poème "Sur la Paresse "
« Oui, j’écris rarement, et me plais de le faire.
« Non pas que la paresse en moi soit ordinaire,
« Mais, sitôt que je prends la plume à ce dessein,
« Je crois prendre en galère une rame à la main. »
Qui croyez-vous, mon cher, qui parle de la sorte ?
C’est Alfred, direz-vous, ou le diable m’emporte !
Non, ami. Plût à Dieu que j’eusse dit si bien,
Et si net, et si court, pourquoi je ne dis rien !
L’esprit mâle et hautain dont la sobre pensée
Fut dans ces rudes vers librement cadencée
(Otez votre chapeau), c’est Mathurin Regnier,
De l’immortel Molière immortel devancier,
Qui ploya notre langue, et dans sa cire molle
Sut pétrir et dresser la romaine hyperbole ;
Premier maître jadis sous lequel j’écrivis,
Alors que du voisin je prenais les avis,
Et qui me fut montré, dans l’âge où tout s’ignore,
Par de plus fiers que moi qui l’imitent encore ;"
.........................................
Allez, encore un effort, je vous inflige quelques vers de la Satire X et puis vous laisse en paix:
Ô Muse ! je t'invoque : emmielle-moi le bec,
Et bandes de tes mains les nerfs de ton rebec.
Laisse moy là Phoebus chercher son avanture,
Laisse moy son b mol, prend la clef de nature,
Et vien, simple, sans fard, nue et sans ornement,
Pour accorder ma flute avec ton instrument.
J'aime assez l'accord de la flute avec l'instrument ...quand je vous disais que le bon Mathurin avait cotôyé le cardinal de Joyeuse et fréquenté la taverne de la Pomme de Pin chère à François Villon ....et à Georges Brassens
Pour sourire, à propos du voyage d'Angela Merkel en Israël :

Le Stade Toulousain rencontre ce soir le Stade rançais au Stade de France j'espère que les noirs et rouges vont laminer les parisiens même si l'équipe de Guy Novès es composée en majorité de réservistes.

Qu'ils les pilent et les essorent !!
Allez le Stade !!


Ce qui suit n'est pas de moi, je l'emprunte textuellement à Philippe Bilger dont le blog est référencé en marge du mien et dont je vous recommande la lecture pour des tas de raisons, la hauteur de vue et l'intellignece de ses billets n'étant pas les moindres.
Philippe Bilger - billet du 11 mars 2008:
"Marion Cotillard est une formidable actrice mais elle aurait du se taire.
Si seulement son contre-exemple pouvait être contagieux ! Si tous ceux qui n'ont rien à dire en politique, en art ou en culture acceptaient de faire silence, le monde serait plus beau, plus riche, moins vain.
Si Claire Chazal était moins interviewée, je ne crois pas que l'intelligence universelle en serait amoindrie.
Alain Finkielkraut devrait prendre garde. Il risque d'être institutionnalisé comme contradicteur de service.
Si les commentateurs sportifs nous laissaient tranquillement regarder les images, il y aurait moins de bruit et de platitudes. Aimé Jacquet, par exemple, est pathétique.
Si les hommes et les femmes politiques le soir des élections changeaient leur "logiciel", selon l'expression heureuse de Laurent Fabius, on ne pourrait pas inventer leur discours et on serait ravi d'aller avec eux jusqu'au bout de la soirée. Vivement le 16 mars pour pouvoir constater le changement. Ou plonger, tristement, dans la monotonie !
Si on demandait seulement aux acteurs de jouer, aux chanteurs de chanter et aux journalistes de transmettre, l'univers serait plus cohérent et la vie plus harmonieuse.
Pourquoi les êtres n'ont-ils qu'une envie, celle de faire les importants et de devenir importuns. Quand Enrico Macias grattait sa guitare, il avait des admirateurs. Comme conscience politique, il fatigue.
Il y en a tant qu'on a trop supporté, entendu. On en a assez. Les histrions, les minables, les vulgaires, les grandes gueules, les complaisants à l'égard des puissants, les briseurs de faibles, les vaniteux, les arrogants, certains ministres, quelques intellectuels. Tous ceux qui parlent pour ne rien dire. Qui écrivent pour ne rien risquer. Qui s'abritent et qui prospèrent.
Il faudrait une immense machine à laver, à régénérer. Pour que l'existence prenne d'autres couleurs.
Et la société une autre allure. Moins d'argent, plus de talent. Moins de positions, plus de mérite. Le sentiment d'un peu de justice. Et, surtout, la croyance en un destin.
Sinon, la lassitude va nous gagner. Les mêmes têtes, les mêmes mots, les mêmes banalités. Avec les meilleurs dans l'ombre.
Pourquoi la lumière se trompe-t-elle si souvent ? "



Soyons sérieux: détendons nous entre les deux tours:


et pour ceux qui ont peur de n'être pas entendu, un conseil frappé de bon sens :


Je dois battre ma coulpe, chères lectrices, j'ai omis de célébrer dans ce modeste blog par un modeste billet rédigée par ma modeste plume la journée de la Femme.
Comment me rattraper?
En célébrant la mémoire d'une parfaite inconnue au courage aussi grand que discret: la première aérostière de l'histoire: madame Thible qui, en 1784, effectua une ascension au dessus de Lyon, un an après le premier vol humain du 21 novembre 1783 par Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlempdes au dessus de Paris dans le ballon conçu par les frères Montgolfier .
Pourquoi elle et pas Jeanne d'Arc ou Ségolène (pardon, ça m'a échappé!) ; disons que ça m'est venu comme ça.

L'histoire de ces aventureux ne s'est pas arrêté là comme vous le savez et d'autres femmes s'illustrèrent quelques années plus tard .
Ainsi Sophie Blanchard (1778-1819) épouse d'un autre pionnier des airs, Jean Pierre, qui fit sa trosième ascension avec son mari le 18 août 1805 depuis le cloître des Jacobins de Toulouse.

En 1783, le jeune André Jacques Garnerin fut fasciné par l'ascension de Pilâtre de Rozier à laquelle il avait assisté; il en réalise lui même plusieurs et imagine un jour de faire redescendre son chien par les airs avec un système précurseur du parachute; la réussite l'incite à tenter le saut lui même le 22 octobre 1797 de 400 m d'altitude avec , à l'arrivée, une simple entorse: le parachute était né .

Il devait être très persuasif où elle devait être très amoureuse de lui, les deux pouvant se cumuler, car le 22 octobre 1797, sa future épouse Jeanne Labrosse réalisait, à son tour, un saut , devenant ainsi la première femme parachutiste.
Bon sang ne pouvant mentir, leur nièce , Elisa, prit la suite et à partir de 1815 réalisa pas moins de 40 sauts dont le premier devant le roi de Prusse de 3500 m d'altitude: chapeau!


J'arrête là sinon la liste de ces femmes héroïques , talentueuses et hardies nous amènerait au bord de notre époque contemporaine et que ferais je alors des Rachida, Ségolène et autres de mes préférées que je cite souvent ici ?
Quoique elles ne soient pas sans rapport avec le sujet de ce billet, la première venant tout juste d'être parachutée dans un arrondissement parisien et la seconde ayant bien failli bien nous tomber dessus sans parachute en avril de l'an dernier .
Honneur donc aujourd'hui à Mme Thible , à Jeanne Labrousse et à Elisa et, pour être déjà passée dans l'histoire ,elles me pardonneront ce jour de retard dans la célébration des mérites de nos compagnes et vous aussi, je l'espère, chères Lectrices.
Oserais terminer en disant que ce n'est là qu'un survol très sommaire de l'histoire de l'homme dans les airs , la femme, elle, ayant depuis des temps immémoriaux une aptitude reconnue à se donner des grands airs et la chute de ce billet, sans parachute, serait bien périlleuse pour son auteur si je n'appelais ce bon Léonard à la rescousse , lui qui fut le premier concepteur de notre moderne parachute:

