Ruelles
On ne passe pas en écartant les bras :






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On ne passe pas en écartant les bras :






Marre de ces grévistes, marre de ces types qui nous prennent en otage et refusent le moindre effort de solidarité nationale, marre de ces gens qui se plaignent de leurs conditions de travail sans regarder qu'autour d'eux , il y a bien plus mal lotis et que leurs mouvements répétés les rendent encore plus difficiles à bien de leurs concitoyen(nes) dont la situation est plus précaire.
Et combien sont concernés ? 500 000 ? 800 000 ?
Qu'attendent ils pour s'asseoir à une table de négociations pour, je l'espère bien, être d'accord pour être d'accord avec les propositions du gouvernement. Na !!!
Bauer, comme souvent, résume assez bien la situation:

Cette fois, l'automne a jeté ses derniers feux; l'or ne ruissellera plus longtemps sur les rives du fleuve:









Feuille rousse, feuille folle
Feuille rousse, feuille folle
Tourne, tourne, tourne et vole !
Tu voltiges au vent léger
Comme un oiseau apeuré.
Feuille rousse, feuille folle !
Sur le chemin de l’école,
J’ai rempli tout mon panier
Des jolies feuilles du sentier.
Feuille rousse, feuille folle !
Dans le vent qui vole, vole,
J’ai cueilli pour mon cahier la feuille qui dansait.
Mais ma préférence reste à Lamartine dans ses délicates et mélancoliques "Pensées des morts " si joliment chantées par Georges Brassens:
L'automne
Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais,
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.
L'onde n'a plus le murmure,
Dont elle enchantait les bois;
Sous des rameaux sans verdure
Les oiseaux n'ont plus de voix;
Le soir est près de l'aurore,
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour,
Il jette par intervalle
Une heure de clarté pâle
Qu'on appelle encore un jour.
...........................................
Les frimas vont restreindre les occasions de sortir le vélo ; pauvre nicéphore qui va se geler pour la beauté du geste et l'élégance de sa silhouette!
Quelques images encore, glanées de ci de là :
une église curieuse avec une abside minusculissime ( la sacristie sans doute où les enfants de choeur, naguère, buvait le vin de messe) accolée au clocher , celle de Cordieux , du XIIème siècle :




L'appareillage en arète de poisson (opus spitacum) était déjà utilisé par les Romains et n'est pas propre à la Dombes; ainsi les maisons du Lauragais dans le sud ouest, avec, souvent, l'alternance avec une ligne de brique rouge mais il est utilisé de manière plus marginale : on le trouve dans l’étroite frange sud-ouest du Lauragais (vallée de l’Ariège et du Grand Hers) :

On trouve ce type d'appareillage un peu partout , d'ailleurs:
l'église romane de Brouilla en Roussillon ( XIIème siècle)



Rhenane d'automne
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
Guillaume Apollinaire (Alcool)

Pourquoi ? ce sont des oeuvres de Salvador Dali qui m'y emmènent en feuilletant un ouvrage sur le peintre ; un peu d'air marin , de soleil et le goût salé de la mer, les naïades de Dali pour affronter les rigueurs du temps présent; l'hiver se rue sur nous, le vent décoiffe et glace; ne le laissons pas nous glacer l'âme.







Evidemment, nicéphore a plongé pour ramener ce pauvre malheureux :

et pourtant l'eau est froide...

Il était grand temps !

Un peu décalé mais jamais trop tard pour sourire dans ce monde agité:

Pour les amateurs d'art et aussi d'Espagne, le musée du Prado vient de rénover son site internet; j'y suis allé voir, le site est convivial, la navigation est facile (un peu lente même en adsl) .
Le Prado, à Madrid, est un des plus riches musées du monde, riches des oeuvres des grands peintres espagnols au premier rang desquels Vélasquez et Goya et aussi de peintres d'autres périodes .
Un petit clic et vous vous en mettrez plein les yeux, le site permet , en effet, d'agrandir les reproductions, ce que tous ne permettent pas .
Voyez notamment le curseur situé sous la reproduction du chef d'oeuvre de jérôme Bosch "le jardin des délices "; ce tableau comme tous ceux de Bosch regorge de détails ; illustration :










Rose la brique des ponts du canal du Midi et rouge les feuilles des platanes qui le bordent ; c'est l'automne.



Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s'étonne,
Blanche de la nuque à l'orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Théodore de Banville (1823 - 1891)
Comme moi, vous aimez l'art moderne et même l'art contemporain :


Des murs peints quelque part :





Ou statues vivantes.
Vous en avez tous croisé dans les sites touristiques, admirables d'immobilité, à s'y tromper ...
...."dis maman, c'est des vrais ? "



Coucher de soleil sur le village ariégeois de Carlat-Bayle, ancienne bastide huguenote dans l'arrondissement de Pamiers et patrie du philosophe Pierre Bayle (1647-1706).




Je pompe chez les autres mais faut bien rire un peu..:

je l'ai "piqué" ici