2015
Tempus fugit...

Soir d'hiver au bord de la mer
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Tempus fugit...

Soir d'hiver au bord de la mer
A tous ceux qui viennent sur ce blog, j'adresse mes voeux de paix et de bonheur pour la nouvelle année ; aux autres aussi mais ils ne le sauront pas ...

Hélas , cela risque bien de rester un voeux pieux malgré les efforts des quelques hommes de bonne volonté qui oeuvrent dans ce sens !
Le conflit entre Israël et la Palestine , l'agression de Daech, la persécution des chrétiens d'Orient , Boko Aram au Nigéria , la constitution d'un sanctuaire terroriste dans le chaos lybien (bravo qui ? ), les attaques terroristes au mali et en Centrafrique ...
J'en oublie ? non, je m'arrête là pour ne pas remplir la page .
Et sans parler de la guerre que nos sociétés continuent à mener dans l'inconscience la plus coupable contre la préservation de notre environnement .
Tristes perspectives dans lesquelles l'expression des voeux n'aurait plus de sens s'il ne s'agissait de toujours garder espoir et foi .
Non, dit la mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), je ne suis pas unijambiste, je me repose :

et même , je cause :

Avec l'arrivée de grands froids , l'observation des oiseaux , les passereaux en particulier , devient plus facile ; ils se rapprochent des maisons; la saison est difficile pour la plupart et ils ont besoin de l'homme; c'est le moment de les nourrir , dans le jardin, sur son balcon, à conditions de ne pas s'interrompre jusqu'au printemps .
Les mouettes et les goèlands , nombreux près des plans d'eau , s'en tirent mieux , avec leur capacité de nettoyeur des déchets que nous laissons .
Le mauvais temps m'a fait ranger le vélo au garage , mais pas mon ami Canon pour saisir la beauté de nos amis à plumes .
Les mouettes glapissent , les pies jacassent , comme nos politiciens finalement mais c'est plus agréable à entendre .
Et la mouette de Gaston Lagaffe n'en rate pas une !

Gourmandes et insatiables les mésanges qui viennent sur ma terrasse; leur ballet incessant est un spectacle en soi, leurs chamailleries aussi !


J'ai trouvé ce joli petit dessin sur le net mais que l'auteur me pardonne , je n'ai pas gardé son nom; disons qu'il a de l'humour et un beau coup de crayon.
Et disons aussi que les cons qui s'insurgent contre des traditions qui ne gênaient personne jusque là se sont ils aussi insurgés contre la manifestation donnée par la maure de Paris pour fêter la fin du ramadan ?
Chiche qu'elle en fasse autant pour fêter la fin du carëme ?
Moi, je veux bien qu'on la fête , après tout, mais qu'on laisse les crêches en paix et que les con (nnes ) quii veulent prohiber les sapins de Noêl dans les écoles aillent se faire voir .
Nicéphore énervé

deux heures d'affût l'autre jour , par un temps magnifique mais froid , pour observer les oiseaux des étangs , là:

Cette fois le martin pêcheur n'a fait que passer à la vitesse de l'éclair , fusée orange bleue qui n'a pas daigné se poser pour la photo .
Heureusement , un couple de bruant des roseaux est venue se nourrir sur les phragmites de la roselière , consolation pour le photographe :





Un peu plus et ce blog allait s'empoussiérer !
C'est vrai, je me suis occupé ailleurs et peut être bien que je n'avais pas grand chose à dire ou à montrer pendant un temps ; dans ce cas , il vaut mieux se taire .
J'ai même du retard à l'allumage pour vous faire partager le plaisir que j'ai pris , comme chaque année , à arpenter la ville pour la fête du 8 décembre à Lyon, devenue depuis quelques années la Fête des Lumières.
Alors place aux images :

la place Bellecour d'abord où le thème portait sur les rêves du jeune Saint Exupéry, enfant de la ville , à l'occasion du 70ème anniversaire de la disparition.

Laniakea ou le scintillement des constellations et la formation des galaxies

les fantaisies chromatiques qui s'échappent des fenêtres du théatre des Célestins et illuminent le parvis

ou le ballet des esprits du vent dans la cour de l'hôtel de ville

l'hôtel de ville sur la place des Terreaux, ruisselant de couleurs en même temps que le musée des Beaux Arts

et, naturellement , la Basilique de Fourvière avec , cette année , une boule lumineuse aux mille facettes pour éclairer la cité (tiens , il n'y a jamais eu à Lyon de pisse froid anti-crèche dans les lieux publics pour s'insurger de ce "Merci Marie " qui s'affiche sur la colline...
Il y avait, cette année 75 lieux de lumières et d'illuminations dans la ville , plus de 3 millions de personnes attendues ,un certain nicéphore qui jure de ne plus y aller l'année suivante et qui , chaque année , y retourne , dans le froid et la cohue avec son matériel sur le dos pour ramener quelques images de la fête .
Elles sont ici:
Vous avez vu le nouveau scandale dans le milieu du football ?
Ah, Ah, je rigole !

dessin de Bauer dans "le Progrès "
Non, je ne rigole pas , d'ailleurs cela ne m'a jamais fait rire et cette perversion d'un sport roi (au moins par le nombre de pratiquants et par son universalité) est triste, affligeante et dommageable.
Bon, pas utile d'en dire plus , place à la présomption d'innocence.
Encore et toujours les couleurs sur les étangs , le soir :


Y'a des photographes qui sont doués , quand même , qui ont des idées et qui savent les mettre en oeuvre . non, non, je ne parle pas de Nicéphore; là, j'évoque un amateur (il se définit ainsi ) , François Sola qui a mis en scène les stations du métro de Lyon en jouant sur leur nom, pris au pied de la lettre en quelque sorte .
Son exposition , "Gone Underground" , en ce moment à la station Part Dieu, présente 58 clichés des 43 stations .
C'est plein d'esprit, bien mis en scène , les photos sont d'une grande qualité technique et très esthétiques.
Il a repris l'idée qu'un autre photographe , Janol Apin, avait mis en scène dans les années 1990 sur les 120 stations de métro de Paris .
Et ça donne ça :

ou ça :

ou ça :

ou encore ça :

Je ne vais pas plus loin, il y en a 58.
Si vous ne pouvez pas venir les voir à Lyon (quel dommage , le Beaujolais nouveau ne va pas tarder à inonder les traboules ) vous pouvez les voir toutes sur le site de François Sola à la station nicéphore
Accès aux quais sans ticket, voyage gratuit d'une station à l'autre , profitez en ! (sur le site , hein! pas pour de vrai...).
Le talent de mise en scène de François Sola m'a épaté; y'a des gones doués quand même !
La fenêtre d'une maison sur le canal à Burano :

Italie, terre des Arts .
Le jour des morts est le 2 novembre mais traditionnellement , les familles chrétiennes ont fait de la fête de tous les saints - la Toussaint- le 1er novembre leur jour de commémoration des défunts; profitant du jour férié , elles vont honorer leurs défunts , fleurir leur tombe et souvent se retrouver en famille au cimetière.
Et ainsi, dans les campagnes comme en ville , les cimetières se parent d'une symphonie de couleurs où le chrysanthème est roi :


Et puis , il y a les tombes délaissées dans les cimetières abandonnés.
Au gré de mes promenades je m'y arrête parfois : qui étaient ces défunts , comment ont ils vécu ? qu'est devenu leur famille ?
Là , cet été , c'était dans le Vallespir , au pied de la chapelle romane St Martin dans les collines :



Sans nom ni date , l'oubli dans la paix de Dieu
Parfois , une plaque a résisté au temps , la tombe a été préservée , sans doute un effet de la dévoion des paroissiens et la marque de leur attachement à leur ancien pasteur comme ici , à Eus dans le Conflent :


Une tombe encore lisible, un siècle plus tard...
La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil, je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?
" La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse..."
Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal
Une fin de mois d'octobre en beauté sur les étangs :

et un peu plus tard , quand les oiseaux se rassemblent :

celle la , je l'ai un peu arrangée , façon taïga sibérienne :

La nuit tombe sur la ville, ce soir .

Petite incursion ce matin dans un jardin fleuri...


Photographier les insectes est une activité passionnante mais force est de constater ( pour moi en tout cas ) que dans les prairies et les buissons , il s'en voit de moins en moins ; des papillons , encore , mais une très petite variété d'espèces là même où il en est répertorié beaucoup plus .
A moins qu'il me faille mieux ajuster mes lunettes ...